Les amours refusées
J’ai assisté au lancement du premier album de David Giguère avec El poblano. Il y a une semaine, j’ignorais tout de cet artiste. Cinq minutes avant d’arriver au National, je ne me souvenais même plus de son nom. « David comment, déjà ? ». Je ne l’oublierai plus. J’ai été complètement séduit. Par l’homme, sa présence sur scène, sa poésie inventive. Séduit par ses musiques qui ont soulevé la foule. Séduit aussi par la simplicité et la générosité de David Giguère et par l’amour féroce que l’on devinait entre lui, son band et les différents collaborateurs. Un sentiment qui débordait sur les spectateurs tassés dans le petit théâtre National. S’amouracher d’un chanteur sur une scène, y a-t-il quelque chose de moins risqué ? Ça comble le vide d’un vieux garçon pris dans une salle pleine de jeunes hipsters tous plus craquants les uns que les autres. Ça m’évite de penser à ce qui serait advenu entre El poblano et moi si je n’avais pas tout fait pour que ça ne marche pas. Poursuivre la lecture


