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Archive de décembre, 2009

Phénix

J’ai deux emplois, pour joindre les deux bouts. Je m’astreins à écrire régulièrement et à m’entraîner. Je suis souvent débordé. Par intermittence, je laisse tomber des pans entiers de ma vie pour ne garder que l’essentiel, le fonctionnel, l’hygiénique. Parfois pour sauver les apparences. Parfois parce que la survie prend le pas sur la vie. Poursuivre la lecture

Le cadeau

Nous méritons toutes nos rencontres, c’est François Mauriac qui l’a écrit. J’ai toujours aimé cette citation. D’abord parce qu’elle était inscrite sur les premières pages d’un roman qui a marqué mon adolescence : Le bracelet de vermeil. Une histoire d’amitié, vaguement homoérotique entre un jeune scout français et un futur prince du scandinave. Une histoire qui s’échelonnait sur quatre tomes Poursuivre la lecture

Quelqu'un

Dans ces instants de transition, entre la nuit et le jour, quelqu’un me manque. Il y a des moments où le corps s’abandonne et où je dresse des bilans, je revois le dernier jour écoulé et j’imagine l’avenir. J’aurais envie de me raconter à quelqu’un, quelqu’un de tangible. Les sédiments des jours et des nuits se déposent en couches de tristesse ou de bonheur. Je sens comme une brûlure, le besoin de m’approcher d’un autre, deviner la masse d’un corps, entendre un souffle, entendre un cœur, entendre. Poursuivre la lecture