Absolument tout
J’ai 40 ans, je vais bientôt en avoir 41. Je n’ai pas d’auto, pas de condo. Je n’ai pas encore « accédé à la propriété ». Je n’ai pas d’enfants, pas de copain. Je n’ai jamais terminé un diplôme universitaire, même si j’ai cumulé assez de temps sur les bancs d’école pour obtenir un doctorat (ou une maîtrise, au minimum). J’ai fait mille métiers. Je devrais le dire au présent de l’indicatif : je fais mille métiers. Je saute d’un emploi précaire, à un remplacement temporaire. Je suis instable. Je n’arrive pas à faire ce que je veux parce qu’au fond, je ne sais pas trop ce que je veux. Ou peut-être en ai-je terriblement peur. Tous les gens que je côtoie me disent que j’ai d’immenses qualités, que je suis plein de talents, que j’ai absolument tout pour réussir. Mais, voilà, je ne réussis pas. Je commence juste à sortir de ma bulle et à apprendre à développer, pas à pas, des relations interpersonnelles. Et à savoir qui je suis.
Et je suis fatigué.







Tu n’as pas besoin de réussir quoi que ce soit pour développer et faire apprécier tes qualités. Tu commences à savoir ce que tu ne veux pas et c’est déjà pas mal! ;-)
Qu’est-ce que la réussite ? Toi, ton style de vie, tes choix, ils te rendent heureux et satisfait ?
Est-ce vraiment nécessaire d’avoir le même boulot depuis 15 ans,la maison avec clôture à piquets, nouvelle bagnole aux 5 ans, 1.5 enfants, même conjoint depuis toujours, etc. pour réussir ? Cela ne serait-il pas l’idéal de nos parents et ancêtres ?
La vraie (et plus difficile) question est: Qu’est-ce ça prend pour nous rendre heureux ? Pas simplement cumuler les plaisirs mais atteindre le bonheur (pour moi bonheur = succès). Celui qui est dans nos trippes peu importe ce que le vent apporte. Encore là, je me rends compte que je viens de définir le bonheur à ma façon. Il y en a mille. De plus, cette définition évolue en fonction de notre âge et contexte.
Ce qui importe au fond, c’est cette connaissance de soi qui permet de travailler afin d’atteindre ce qui nous comblera et d’accepter que l’on puisse changer d’idée en cours de route.
Avoir le sentiment de réussir, c’est d’abord savoir atteindre ses propres objectifs. Ceux qu’on se fixe soit-même, et non ceux que la société véhicule. Autrement, je comprends la phase dans laquelle tu te trouves : je vis le même truc, 10 ans ton cadet.
@ Citizen : 10 ans, c’est presque rien. Le sentiment de réussir est souvent difficile à dénicher et à conserver.
@ RannieB : Il faut être fort pour définir soi-même son idéal.
@ Jérôme : Il y a un début à tout.
Nice post