Tout ce qui monte redescend
Toujours se rappeler que les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Je voulais cette phrase sur la page d’accueil de mon blogue.
Oublié l’idée de me saouler la gueule, de flamber l’argent que je n’ai pas, à coup de Visa, de baiser Pierre, Jean et Jacques, ou les trois en même temps. J’ai opéré un repli stratégique. Je me suis occupé de moi comme d’un grand malade. J’ai somnolé en écoutant du Chopin. J’ai visionné des épisodes de téléséries, enroulé dans une couverture, et j’ai plongé dans les quelques livres qui attendaient près de mon lit. Les livres ont toujours été un refuge. Mais un refuge particulièrement sain. S’oublier pour entrer dans l’univers d’un autre et parcourir ses idées, sa façon de voir, ses émotions. Et revenir dans sa vie avec un regard neuf, et de nouvelles perspectives.
Parfois, un minuscule changement est suffisant pour créer un déclic, et faire débouler les choses. Et tout ce qui paraissait noir devient blanc. Je ne sais pas où c’est fait le déclic, mais le soleil est revenu, il a poursuivi les nuages dans un ciel bleu tendre toute la journée. J’ai couru 10 km autour du parc, j’ai fait le grand ménage de l’appartement et j’y ai trouvé du plaisir.
J’ai même senti poindre un peu de combativité. Si je n’obtiens pas le contrat que l’on m’a promis et pour lequel j’ai démissionné, je pourrais demander un dédommagement, porter plainte aux Normes du travail, les poursuivre. Moi qui suis habituellement tellement bonasse, ça me fait sourire. Dans un épisode de Being Erica, que je revoyais pour la troisième fois, Barbara parle avec sa fille Erica, qui est démolie parce qu’elle se retrouve au chômage. Perdre son emploi, ce n’est pas drôle, concède-t-elle, mais c’est toujours moins grave que perdre celui que l’on aime ou que perdre un enfant.
« … Les choses ne se passent pas comme on l’aurait imaginé. La vie distribue ses cartes et, peu importe le jeu que tu reçois, tu dois jouer, tu n’as pas le choix. Et parfois, c’est dur… et puis, ça n’arrête pas d’être dur. Mais tu apprends et tu changes et tu grandis. Et même dans mes moments les plus sombres, j’essaie de me rappeler que c’est la raison pour laquelle je suis ici. OK, tu as fait des mauvais choix. OK l’avenir est incertain, OK tu repars à zéro, une fois de plus, mais ça pourrait être pire, non?… Alors, relève-toi, garde la tête haute et continue de te battre… » (traduction maison)




Je suis contente que ton noir devienne un peu plus blanc en ce moment. Et que tes refuges, tu les choississes sains. Ce qui est parfois fort difficile à faire… Je t’encourage.
Je viendrai le relire ce billet-là.
Ces sages paroles, faut qu’elles entrent dans ma tête et réveillent ma conscience.
Merci de ce sublime partage.
Tu sais aussi écrire quand ça va mieux… avec retard, sans doute, un joyeux voire heureux anniversaire!
J’ai un grand sourire en te lisant ce matin.
Il n’y a rien de plus revigorant que ce sentiment de reprendre le contrôle de sa vie, de revenir vers l’équilibre. C’est une des beautés de l’être humain, cette capacite de s’adapter.