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L’été file. J’ai trouvé la clef des champs et je ne suis pas passé ici trop souvent. Je cours, je cours et au bout de la semaine, je suis crevé. J’ai un aspirant amoureux qui n’est pas facile. Au moins, je suis certain d’avoir un pied dans la réalité. J’ai peut-être besoin de vivre ça pour comprendre que mon bonheur ne viendra jamais d’un autre. Et je trouve des moments pour apercevoir le vol des monarques et celui des hirondelles.
Il y a peut-être du vrai dans la loi de l’attraction. En avril, j’écrivais ici ce que je ferais si la fin du monde était annoncée pour la semaine suivante. Ces idées lancées en l’air me retombent doucement sur le nez. Je ne travaille plus pour Zorro & Co. Le Week-End prochain, je m’envole pour le Nouveau-Brunswick (dans un avion à hélice, il paraît ! J’espère qu’il ne faudra pas pédaler.) Je vais donc voir la mer, sur les plages de l’Acadie, quelque part entre Bouctouche et Cocagne. Ça devait être une maison isolée en bord de mer. Google street view m’a montré une maison posée au milieu d’une centaine de roulottes. Mais il y aura la mer, et le large, et le vent. Le projet de passer un mois à New York prend corps. Je devrais étudier dans le Mid-town, Manhattan en novembre.
Je vous laisse sur un petit bijou trouvé sur Facebook : How to be alone. Oui, les réseaux sociaux servent parfois à quelque chose…
En ce moment, je regarde
En rafale, la deuxième saison de Being Erica. (La troisième débute à la fin septembre sur CBC.) Je me suis reconnu dans cette série et je voue une admiration sans bornes à son auteur, Jana Sinyor.
Je lis
Le dernier roman de Nancy Huston, Infrarouge. Habituellement, les premiers chapitres des romans de Nancy Huston me laissent de glace. C’est bien écrit, mais en tant que lecteur, ça me prend à rebrousse-poil. Puis, en approchant de la fin, je suis happé et je termine le roman en haletant au bout de la nuit. Pour le moment, j’attends encore d’être happé.
J’écoute
Lail Arad : sa voix aérienne, son humour frondeur et fragile sont la trame sonore de mon été. La plupart du temps, je l’ai dans les oreilles quand je cours sur la piste de l’arboretum ou du parc Maisonneuve. Ça m’aide à dédramatiser les petites douleurs et à garder le rythme.
Je mange
Un pot de crème glacée Häaggen-Dazs, chocolat/morceaux de chocolat. Parce que la vie c’est court comme un été. Et je bois plein de limonade maison (lime, cassonade, eau glacée), parce que quand on est fatigué, il faut boire beaucoup et ne pas manquer de vitamines.
Ça fait pas mal, girlie, tout ça, non ? Je suis gai et j’assume. C’est la saison de la Fierté !




Il me semble déceler dans tout cela un bonheur de vivre et la confiance en ton étoile. Je te le souhaite pleinement.
Ce poème en vidéo est magnifique ! Je pensais à tout ce qu’Alexander aurait voulu y ajouter, lui qui avait le secret du merveilleux à chaque instant. Mais ce poème est déjà magnifique en soi ! Merci.
Tu cours peut-être, mais ta vie semble aller à un bon rythme, ni trop vite, ni trop lentement, juste bien remplie. L’été te va bien! Continue d’en profiter.
« prends garde à ce que tu peux demander, cela pourrait bien arriver »… quel programme! Le bonheur ne viendrait-il jamais seul? Courrais-tu dans la bonne direction? Content pour toi, profite, savoure, jouis de cet été (http://www.deezer.com/fr/#music/result/all/l%27%C3%A9t%C3%A9%20sans%20fin. Mais le côté girlie ne m’étonne pas plus que ça!
@ Jérôme : le côté girlie n’a pas l’air de déranger les commentateurs, tous masculins. ;-) Le lien musical ne fonctionne pas, peut-être une question de pays et de droits d’auteurs.
@ GPCP : oui, mais l’été, lui, va bien trop vite.
@ Alcib : Je n’arrête pas de le regarder. Ce petit film est à la fois très « d’aujourd’hui » et complètement intemporel.