Endorphine
Je suis en manque d’endorphine. Ce plaisir si particulier, cette chaleur qui court dans le corps longtemps après l’entraînement. Depuis Noël, et pour toutes sortes de raisons, j’ai cessé de m’entraîner.
Je réalise que c’est vraiment ce qui a l’impact le plus important sur mon humeur. Depuis que je ne fréquente plus le centre sportif, j’ai un fond de stress qui ne me quitte pas. Je n’ai pas envie d’aller dormir le soir et je me réveille la plupart du temps tendu et fatigué. La méditation, les relaxations guidées, la luminothérapie ne suffisent pas.
Lorsque je m’entraîne, rien que le fait de m’allonger devient un moment de pur bonheur. Le soir, je m’endors comme un bébé. Au matin, je me sens tellement détendu que je dois m’arracher du lit. Le plaisir de manger grandit également. Je ressens physiquement la faim et la satiété. En fait, c’est tout le corps qui s’éveille et devient plus vivant. La détente qui persiste aiguise tous les sens. Et après quelque temps, une espèce de confiance ou de sentiment de force s’installe. Une assurance qui balaie les idées noires, les peurs et la tristesse. Bien sûr, il y a les courbatures du début, mais même celle-ci se transforme rapidement de plaisirs vaguement masochistes en bien-être durable. J’ai toujours tendance à tomber dans l’excès. Survient alors le danger des blessures. Mais j’apprends la modération.
Bref, je retourne au Centre Sportif cet après-midi.

Full of sun par escribium, sur Flickr
Les hormones du bonheur en 500 mots : Ces hormones qui procurent du bonheur, Métro Montréal







Hit d’endorphine reçu. J’attends les courbatures. En général, la deuxième journée est la pire.
Quand on sait que quelque chose nous fait du bien, pourquoi s’en priver? Rien de tel qu’une séance de sport quand on est fatigué ou stressé pour se remettre en rythme.