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L’arroseur arrosé

Je relis mon dernier billet. Peut-être que l’homme de la lune aurait pu l’écrire. Après avoir fait les premiers pas vers moi, il a aussitôt pris ses distances. Je peux me tromper, mais j’ai l’impression qu’il note chacun de mes défauts, qu’il consigne tout ce qui lui déplaît. Je me sens stupide quand je lui parle. J’ai l’impression de l’énerver. Et ça me déprime. Au bout de longues semaines dans le vide interstellaire, je ne trouve que des cratères et des déserts. À chaque pas que je fais dans sa direction, il recule de trois pas. Ma tête me dit d’aller voir où ça pourrait mener. Mais mes blessures me tirent vers l’arrière. Peut-être que c’est moi qui paranoïe. Ou bien je suis trop idéaliste et exigeant. But when somebody loves you, it’s no good unless he loves you, all the way.

When somebody loves you
It’s no good unless he loves you – all the way
Happy to be near you
When you need someone to cheer you – all the way

Taller than the tallest tree is
That’s how it’s got to feel
Deeper than the deep blue sea is
That’s how deep it goes – if its real

When somebody needs you
It’s no good unless he needs you – all the way
Through the good or lean years
And for all the in between years – come what way

Who know where the road will lead us
Only a fool would say
But if you’ll let me love you
It’s for sure I’m gonna love you – all the way, all the way

Billet écrit, tout seul, un vendredi soir à 22h, devant l’ordi, avec une galvaude.

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