L’indifférence
J’ai cru aimer, et j’ai cru l’être
D’un seul regard, il faisait naître
Des château forts, des nuits d’été
Transfigurées par la beauté
Je retenais de son passage
Des mots magiques et des images
Que je croyais être éternelles
Quand il lisait, j’avais des ailes
Sans qu’on le veuille
Sans qu’on l’attende
On se détache et sans comprendre
Sans dire adieu et sans souffrance
On sent venir l’indifférence
Un petit mot, un petit rien
Un regard faux, un geste fin
Le temps qu’il faut à une main
Pour s’effacer et c’est la fin
Un salon sombre, un air humide
Dans un coin d’ombre, un fauteuil vide
Là où vibrait la poésie
Ne reste plus que l’aphasie
Sans qu’on le veuille,
Sans qu’on l’attende
On se détache et sans comprendre
Sans dire adieu et sans souffrance
On sent venir l’indifférence
Extrait de l’opéra Nelligan (Musique : André Gagnon – Livret : Michel Tremblay, 1990)







Face aux étangs, au fin fond de la forêt, assis au bord de l’eau je suis seul au monde, puis soudain la connexion se fait, miracle je découvre ce morceau de l’opéra Nelligan.
Les sons se mélangent, la musique avec les bruits de la forêt; le temps s’arrête, c’est un instant magique et rare, d’une pure beauté.
Merci Kevin Zaak.
« Dans un coin d’ombre, un fauteuil vide »… ça existe aussi sur la blogosphère des fauteuils vides!
Je me fais un 35 secondes de nostalgie et je relis quelques vieux textes et les commentaires qui suivaient… pour constater que j’aimais bien te lire et j’avais oublié!!!
Google reader… maintenant je ne t’oublierai plus. :)