Bourrasques
Mon humeur vire du gris au noir. Fatigué d’être fatigué. Plein le cul de courir. Je mets une semaine à me remettre de chacune de mes longues courses. Je n’arrive pas à me reposer. Ces nouveaux comprimés me restent coincés dans la gorge. J’en ai assez de cet été caniculaire où tout est beau, égal, tout le temps. Et en même temps, je n’ai pas envie que l’automne s’installe en roi et maître. Je pressens la grisaille. Je déteste l’incertitude qui plane sur ma vie des prochains mois. Je n’ai pas de plans solides, pas de désirs, plus d’envies, pas de sol sous les pieds. On dirait que rien n’a de sens. Désorienté.








Parfois, il ne faut pas chercher la direction. Il faut juste laisser la vie nous guider. Y’a des périodes comme ça. Où il faut faire confiance. Avoir confiance.
Je suis vraiment déprimé. Je me méfie de la vie. J’essaie de faire confiance à ce que j’y ai semé, dans des moments meilleurs.