Au bout de la nuit
Je suis arrivé à me coucher plus tôt depuis une semaine. Je vois la différence, je me sens mieux le matin. Je traverse des vagues de colère. Contre mon deux de pique de propriétaire, contre ma job, contre toutes les injustices de cette vie. La peur ébranle ma démarche quand je sens le froid qui s’installe et la nuit qui gagne chaque jour du terrain. Mes jours se ressemblent, tous. Ils sont pilotés par l’instinct de survie. Il me mènera bien au bout de la nuit. Et j’arrive à gérer mes attentes irréalistes. Je respire. J’observe. J’écoute. Je dormirais bien jusqu’au printemps. Mais, je ne suis pas un ours. Je dois traverser cet hiver, les yeux grands ouverts.
Je rêve de voir le bleu des Caraïbes, une fois, avant qu’il ne disparaisse. Je rêve de dormir collé, par un matin ensoleillé. Je rêve que toutes les tracasseries d’argent soient derrière moi. Je rêve à la paix.
Photographie : it is sad because soon it will be no more *sniffer* par Harold Lloyd sur Flickr







Une fleur de lotus s’ouvre à chaque pas. Que tu trouves la paix.