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Movember

Movember 2011 b

Chez les autres hommes, je la trouve décalée, drôle et plutôt sexy. Mais j’ai plus de mal à la sentir sous mon nez. Depuis plusieurs années, le mois de novembre devient Movember, la saison de la moustache. Cette campagne internationale vise à sensibiliser le public et à lever des fonds pour la recherche sur le cancer de la prostate. Le défi : être frais rasé le 1er novembre au matin et laisser s’épanouir une moustache sous son propre nez, pendant un mois, tout en ramassant des sous pour la recherche.

Un homme sur six recevra un jour un diagnostic de cancer de la prostate. Ce pourrait être votre père, votre frère, votre fils ou votre meilleur ami. Le cancer de la prostate est le type de cancer le plus répandu chez les hommes au Canada. 4 400 hommes en mourront, cette année. Pourtant, 90 % des cas de cancer de la prostate peuvent aujourd’hui être guéris s’ils sont dépistés et traités dès les premiers stades. Mais les hommes ont encore du mal à en parler. 58 % des hommes n’ont jamais demandé une simple prise de sang pour évaluer leur taux d’APS qui pourrait révéler la présence d’un cancer de la prostate.

Vous pourrez suivre l’évolution de la bête et, exceptionnellement, vous payer ma tête en faisant un don sur ma page Movember : http://mobro.co/PY  (une manière de contribuer à ce blogue, si vous ne laissez pas de commentaires.) Tous les fonds amassés iront à Cancer de la prostate Canada, un organisme qui chapeaute des projets de recherche, d’éducation et de sensibilisation sur le cancer de la prostate. L’an dernier, les 119 000 participants et participantes au Canada ont recueilli plus de 22 millions de dollars.

Pour en savoir plus sur la prévention, consultez cette affiche de Movember.

 

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2 Commentaires Post a comment
  1. Sauf que… 58% des hommes ont eu raison de ne pas se faire doser le PSA.
    Il est prouvé aujourd’hui que le dépistage systématique par le dosage du PSA, en dehors de tout symptôme, aboutit à des diagnostics par excès de cancer prostatique, et donc à des traitements par excès.
    Ces traitements sont grevés de complications qui sont l’incontinence urinaire et l’impuissance et qui pourrissent la vie de 20 à 60% des patients traités, alors qu’ils étaient porteurs d’un cancer asymptomatique, d’évolution lente, et qu’ils avaient de grandes chances de mourir en bonne santé porteurs d’un cancer prostatique, en pleine possession de leurs érections et sans porter de couches.
    Toutes les autorités sanitaires font machine arrière sur le dépistage systématique du cancer prostatique par le dosage du PSA.
    Parler de ses craintes à son médecin, c’est bien. Poser des questions c’est bien aussi, mais en l’absence de tout symptôme, vivre sa vie et s’envoyer en l’air c’est bien aussi.
    Se poser la question de qui promeut cette campagne et faire la chasse aux conflits d’intérêts peut être instructif.
    Un peu de lecture sur le sujet.
    Mais on peut toujours porter la moustache si on trouve ça sexy ;-)

    4 novembre 2011
  2. Kevin Zaak #

    Je vais lire ça ! Ce que j’ai lu sur l’APS, c’est que ce n’est pas un test diagnostic, il y a trop de faux-positifs et de faux-négatifs. Ce n’est qu’un indice que d’autres tests sont nécessaires. L’hypermédicalisation d’un cancer bénin est toujours un risque. Mais les métastases et le cancer généralisé en sont un autre. La mort d’un homme politique au Canada, qui était probablement au début d’une longue carrière politique, a marqué les imaginations. Il est mort en quelques mois. Jack Layton portait la moustache, même si ce n’est vraiment pas la mode. Movember n’a jamais été aussi populaire dans mon entourage.

    Quoi qu’il en soit, je trouve ça très sain que l’on en discute et qu’on parle de ce type de cancer. Les 58 % d’hommes qui n’ont jamais demandé de tests ignorent probablement qu’un test par prise de sang est disponible. Ce n’est donc pas une décision très « raisonnée ».

    Les hommes en général ont plus de mal à parler de leur santé que les femmes (tant de leur santé physique que mentale) et plusieurs études ont montré qu’ils souffrent des conséquences de ce silence.

    Sur le site de Prostate Cancer Canada, l’organisme qui bénéficie de la campagne Movember au Canada, on peut lire : « …les hommes ont le droit de prendre leurs propres décisions éclairées au sujet de leur état de santé, et ce, même si cette décision est de renoncer au traitement ou de le retarder. (…) Les hommes doivent connaître les avantages et les inconvénients du test et tenir compte de leur âge, des facteurs de risque et de leur état de santé général lorsqu’ils décident de faire le test ou non… »
    86 % des fonds amassés
    par Movember iront à la recherche sur le cancer de la prostate.

    7 novembre 2011

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