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Publié par Kevin Zaak

Ne lisez PAS ce billet.

Un message des Zapartistes au peuple québécois. (Ce message est rigoureusement légal dans le cadre de la Loi spéciale 78. Mais par mesure de précaution, je ne vous conseille pas de le lire.)

Nous sommes ravis de voir que la loi 78 a ramené la loi et l’ordre dans les rues de Montréal. Enfin, les touristes et les honnêtes gens peuvent déambuler sans danger et consommer librement dans la Cité.
Merci Jean Charest!

Ainsi, nous vous invitons fortement à ne PAS manifester, à ne PAS vous joindre à une manifestation et surtout, surtout, à ne PAS vous informer sur le site ManifsWiki.net d’éventuelles manifestations. Poursuivre la lecture

Sur le cœur

J’ai grandi dans un pays où la liberté allait de soi. Un morceau d’Amérique où un amour féroce avait préservé la langue française et où une culture florissait, dans l’adversité. C’était un pays bien plus grand que n’importe quel autre pays. C’était l’hiver, souvent. Les jardins s’y étendaient comme la plaine. Et le fleuve se déployait, si large qu’à partir de Trois-Pistoles on l’appelait la mer. J’étais fier de notre inventivité, de cette créativité qui repoussait sans cesse ses propres limites. J’étais fier, de l’égalité que nous avions établie entre les hommes et les femmes, de notre charte qui interdisait la discrimination en fonction de la race ou de l’orientation sexuelle. Poursuivre la lecture

Si Gabriel est coupable, je suis complice

Si Gabriel est coupable, je suis complice. Si je dois aller en prison pour conserver ma liberté de parole, enfermez-moi. Si vous êtes le moindrement débrouillard, vous trouverez mes coordonnées auprès de l’hébergeur. La désobéissance civile est légitime contre des lois illégitimes d’un gouvernement corrompu.


Pétition d’appui à la requête en nullité du Projet de loi spéciale 78
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Coupure nette

J’avoue que cette chanson me tombait sur les nerfs. Je l’ai trop entendu à la radio. Jusqu’à ce qu’un ami publie ce clip (très beau) sur Facebook et que je m’arrête pour écouter les paroles. J’ai aimé le trouble et la nuance. Je me suis reconnu. Et j’ai eu envie de les traduire. Je me suis glissé dans les mots d’un autre comme dans une vieille paire de jeans. Poursuivre la lecture

Apaisant

Parce qu’il y a encore de la beauté en ce monde. L’histoire de John et Michael, un film de Shira Avni.

Sans mot

Au Québec, en 2012.

Le printemps

« À chaque nouveau passage des volées d’oies sauvages, j’entends comme un appel. Une voix qui me répète que malgré les défaites on a encore nos ailes. »

Le printemps est noir et froid, mais il y a quelques éclaircies. Elles sont portées par la fougue et la colère d’un peuple qui a toujours refusé de se taire. Un peuple qui sacre, qui crie la nuit et qui dérange l’ordre établi. Je suis fier des étudiants solidaires qui chaque soir prennent pacifiquement possession des rues de ma ville. Et je suis fier de tous ceux qui refusent les dictats du capitalisme sauvage et qui se battent pour préserver les derniers vestiges d’un pays qui était immense. Je ne suis pas à vendre. Mon pays n’est pas à vendre. Le savoir, la culture, l’âme d’un peuple n’auront jamais de valeur marchande.


Photographie : Cap Tourmente par Robert Lafond

Nous sommes le Québec

Le dimanche 22 avril à 14h, toutes les cloches du Québec se sont mises à sonner. Il n’y avait pas de pluie, mais le froid était mordant. Nous étions pourtant autour de 300 000 manifestants. Une marée humaine joyeuse, pacifique, mais déterminée. Des citoyens engagés pour le bien commun, le développement réellement durable et le partage des richesses. Des groupes dénonçaient le nucléaire, le gaz de schiste et ce plan nord qui dilapide les ressources du nord du Québec en les vendant aux multinationales pour une bouchée de pain. Il y avait des étudiants en grève, des innus et beaucoup d’enfants qui portaient l’espoir de cette manifestation. La foule a dessiné un arbre immense au pied de la montagne en réponse à l’arbre planté ce jour là par Frédéric Back. J’y étais. L’immensité de la foule m’a donné le vertige. Sa clameur m’a redonné l’espoir. Nous arrivons à ce qui commence.

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