Skip to content

Billet avec le mot-clef ‘amour’

Lumières d’automne

Le soleil ne s’aventure plus très haut. Et le ciel, le matin, est traversé de voiliers d’outardes. L’or des frênes enlumine les trottoirs et les pelouses. Il tombe en averse au-dessus de la piste cyclable. Le froid s’immisce par la fenêtre ouverte, ce froid dont j’aime retrouver les frissons. En écoutant des Polonaises de Chopin, dans cet automne qui danse, je savoure mes maigres victoires. Mon pied qui revient à la vie et retrouve peu à peu sa force et son élasticité. Le corps malmené par le stress qui redécouvre le plaisir de jouer et de bouger. Guillaume m’a appris à me dépenser sans courir, sur le rameur ou avec des poids libres, en équilibre instable sur des ballons plats. Avant de partir pour New York, Pierre m’a même entraîné à la piscine. C’était le soir de l’équinoxe. Poursuivre la lecture

Nouvelles du front

Par les soirs de cette chaude fin d’été, le passé côtoie le présent. Par moment, la tension dans l’air est palpable. Avec mon pied cassé, je m’active à préparer le déménagement. L’appartement est un champ de bataille. Les placards sont éventrés. Les boîtes s’empilent, mais il reste toujours des milliers d’objets et je n’en vois pas le bout. J’ai déballé, trié, jeté des pans de mon enfance, de mon adolescence, de ma vie avec l’ex. Toute ma vie de blogueur s’est déroulée ici. Mes placards sont bourrés de boîtes de Pandore. Lorsque j’y plonge, je peux tout aussi bien tomber sur une bourrasque de colère, des amas de tristesse ou des vagues de gratitude. Malgré les mésaventures et le stress qui monte, j’avance d’une étape à l’autre. Je suis bien organisé, mais un peu distrait. Comme dans un jeu de Tétris, chaque élément tombe à sa place. La course me manque comme exutoire. Quand je m’arrête pour la nuit, je cours dans ma tête. Poursuivre la lecture

Une place

Une petite place
Ici, maintenant
Car le temps passe
À pas de géant
Je me ferai
Toute neuf, toute beau, tout ça…
Pour être à toi.

Ça commence à 0:30 sec.
Paroles: Françoise Hardy, musique: Julien Clerc

Delightfully

Les adieux me tuent. Mais ils ne peuvent m’arracher ces instants. K m’a amené à la piscine secrète. J’avais la semaine dans le corps et je lui avais demandé de me donner un peu du feeling de ses vacances. « Fine ! » qu’il a dit. Plonger, folâtrer dans l’eau claire, au creux des bras de la montagne. Déposer enfin ma tête sur le gazon et remercier mille fois le soleil pendant qu’il salue, en se glissant derrière les arbres. Je l’avais rejoint en sortant du bureau. Il avait apporté des serviettes et il m’attendait au pied de l’ange avec son sourire sincère. Poursuivre la lecture

Apaisant

Parce qu’il y a encore de la beauté en ce monde. L’histoire de John et Michael, un film de Shira Avni.

Tour de ville

L’été s’en vient et c’est l’une des plus belles saisons pour visiter Montréal. J’ai toujours considéré que Montréal était la plus belle ville du monde. Plus humaine que New York, plus festive que Toronto, plus chaleureuse que Paris, plus moderne que Rome, plus exubérante que Londres. Et quand je regarde ce tour de ville en deux minutes, j’ai un peu l’impression de revisiter les billets de ce blogue.

Le tour commence au Vieux-Port, là où j’ai sauté dans les eaux du Fleuve lors du Grand Splash. J’y cours aussi en été, même si les vieux pavés sont un peu durs sur les chevilles. En passant par le vieux port, j’accède au Canal Lachine, des kilomètres de presque campagne qui mènent jusqu’à l’immensité du lac Saint-Louis.

Poursuivre la lecture

Les possibles

Le chômage, ça peut être déprimant. Heureusement, il y a ce printemps incongru. L’hiver devrait pourtant nous réserver encore quelques tempêtes de neige avant de rouler sur ces derniers miles. 23 °C, au moment où j’écris ces lignes, le mercure fracasse des records de températures à Montréal. (Le précédent record était de 18,6 °C le 23 mars 1979.) Outre la météo, je savoure quelques victoires. Mes CD4, trop peu nombreux, se montrent néanmoins vaillants. Poursuivre la lecture

Le trou noir

Dès que je vis un moment agréable, la peur de perdre surgit. Alors que je devrais être porté par la joie, je suis déjà envahi par mon désir de retenir ce moment. La peur panique de le perdre à jamais, mes scénarios catastrophes et la douleur anticipée me secouent. Chaque moment de plaisir fait grandir ma nuit.

Je traîne depuis longtemps le rêve d’une vie de couple. Ce rêve est né des premiers instants de complicité et d’abandon que j’ai vécus au début de la vingtaine. Ils ont été pour moi des révélations bouleversantes. Poursuivre la lecture