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Billet avec le mot-clef ‘anglais’

Apprendre l’anglais

Pour apprendre une langue, rien ne vaut la pratique en situation réelle. Mais le web recèle de nombreuses ressources pour l’apprenant qui désire s’améliorer ou acquérir de nouvelles connaissances sur la langue anglaise. Personnellement, j’ai commencé mon apprentissage avec la méthode Assimil (une méthode très orientée « par » et « pour » les français). Le livre, accompagné de disques, a été un très bon achat. C’est une méthode idéale pour s’initier à la langue. J’ai poursuivi en suivant un cours d’un mois au Kaplan International College à New York. Le voyage et l’immersion dans la langue anglaise ont été très profitables. Mais le cours ne valait absolument pas les 1600.00$ qu’il m’a coûté. Le cours convient davantage aux débutants, particulièrement aux étudiants dont la langue d’origine est complètement différente de l’anglais (langues asiatiques, par exemple). La méthode utilisée ne donne des résultats qu’après plusieurs mois. (Mon séjour d’un mois était beaucoup trop court.)

Apprentissage

Référence

Practicing

Pour apprivoiser la musique de la langue et pour exercer sa compréhension il existe une multitude de podcast audio disponibles sur le Web et sur iTune. Voici quelques uns parmi mes préférés :

  • Selected Shorts (PRI) :  » It’s story time for adults with PRI’s award-winning series of short fiction read by the stars of stage and screen. Recorded live at Peter Norton Symphony Space in NYC and on tour. A co-production of Symphony Space and WNYC, New York Public Radio. «  : http://www.npr.org/rss/podcast.php?id=510202
  • Savage Love : un courrier du cœur qui traite de sexualité dans le monde d’aujourd’hui, par Dan Savage : http://podcasts.thestranger.com/savagelove/

Je suis à la recherche d’un site de référence sur les expressions (idioms) et les verbes composés (two-words verbs).

Alchimie

Je courais sur un tapis d’or et de soie mouillée. Le rouge et l’orange étaient passés. Ne restait que le jaune, au sommet des érables, un jaune luminescent qui s’obstinait contre le ciel terne. Je courais et je me sentais porté par la montagne, bercé dans ses vieux bras de pierre, dans ses vieux bras cassés. Pourtant en m’arrachant du lit, j’ai failli renoncer. Semaine difficile, mauvaise nuit, le ventre en tempête. Le Mont-Royal a beau n’être qu’une simple butte. Il y a des matins où je le vois imprenable, comme l’Everest.

Puis en descendant par les rues étroites du Mile-End vers la Main, je partageais le trottoir avec John, sans parler. Je sentais en moi cette flamme qui se rallume parfois, quand on court au-delà, de l’autre côté des douleurs et des peurs quotidiennes. Nous allions rejoindre le groupe au Bagel’s. Le restaurant était bondé, comme toujours. Mélange de bohèmes, de hipsters et d’Anglo de souche. Je me suis retrouvé à une table avec le Cow-boy et d’autres Anglos, entre les vieux murs de brique et l’odeur du café. Ils savent que je veux apprendre l’anglais alors ils ne me font plus de cadeaux.

Je balbutie et j’enrage. Je perds des pans entiers de la conversation. Je parle sans aplomb, comme un enfant qui se doute bien que le mot n’est pas le bon et qui en invente quelques-uns au passage. Je n’ai d’autres choix que de plonger. L’énorme valise trône déjà sur le tapis du salon. Passeport, formulaires, guide de voyages s’accumulent sur le bureau. Le rêve de la Grosse Pomme devenu réalité m’intimide. Mais ce qui me trouble le plus, c’est que les nuées de peurs que je connais, celles qui me harcèlent depuis des années, ne semblent plus avoir de prise sur ma destinée. Elles me piquent, sans arrêt, comme des moustiques sur un taureau. Mais je sens bien qu’elles ne m’arrêteront plus. Je suis parti, déjà, de l’intérieur. Dans sa robe de soie dorée, même la montagne est derrière moi. Ces peurs ne font plus le poids devant le vide de l’inconnu.

Light through the Fall Colours
Light through the Fall Colours par MAJebara, sur Flickr

Compte à rebours

Prenez garde aux rêves que vous partagez, il risque de se réaliser.

Malgré le creux de vague actuel et cet automne moite et glacé qui tombe sur la ville, le temps avance à grandes enjambées. Et tout ce que j’ai mis en place pour que le voyage se réalise commence à porter fruit. De semaine en semaine, les détails s’accumulent, le projet se concrétise. Un biscuit chinois me l’avait dit : « Votre dur labeur sera bientôt récompensé. All your hard work will soon pay off. » Un biscuit chinois, bilingue en plus, ça ne sait pas mentir. Et j’ai gardé le bout de papier sur mon bureau, pour les jours de doute.

J’ai trouvé une chambre dans Queens. Mon futur colocataire, déniché sur Craiglist, s’appelle Michael. Il a deux bergers Shetland et pratique le kayak de rivière. J’ai reçu la lettre de confirmation de l’école et le formulaire I-20 pour passer la frontière en tant qu’étudiant étranger. Le cow-boy va me prêter sa plus grande valise. Presque tout est déjà payé, à part la carte mensuelle pour le métro et la bouffe. Les semaines de gros stress et de découragement (quand rien ne voulait débloquer) ont laissé la place à une surexcitation puis, maintenant, à un calme fébrile. Comme le trac d’une veille de Noël heureux. Je compte les jours. In about 30 days, I will be walking in the streets of New York.

« … All this summer I knew that I’d be coming out here but somehow the idea wasn’t quite real. It’s just as well that I didn’t spend too much time thinking about it because nothing would have prepared me. L.A. si something else… »

Bret Easton Ellis, Letters from L.A.

Alone in New York from Giuseppe Vetrano on Vimeo.

Le bunker

Il y a neuf ans, tonnait le 11 septembre. Désormais, personne ne serait plus à l’abri. Écroulées, les illusions, les certitudes. En cendres, les velléités d’éternité. La paix n’existait pas. Pour la fin de l’été, j’ai voulu voir la mer. J’en ferai des jolies phrases un jour. Pour le moment, j’en ressasse les mauvais souvenirs. Ça n’a pas été là-bas.

Et je suis fatigué de lutter. Je n’ai jamais eu de talent pour la vie sociale. J’ai pourtant fait des efforts, j’ai posé des gestes. J’ai patienté, j’ai tendu des perches, je me suis remis en question. Adolescent, j’ai traversé des années horribles à l’abri d’un bunker d’encre et de papier. La bibliothèque est devenue mon seul refuge. J’en ai assez de me battre. Je renonce. Je retourne au bunker.

Il avait dit tant de fois qu’il se sentait amoureux. J’ai vécu tout le contraire. Je n’étais pas celui qu’il cherchait et je l’ai payé cher. J’ai encaissé la haine et l’indifférence cachées dans les gestes, pris dans des jeux de pouvoir, voilés de mots rationnels et de bon sens. Je croyais être plus solide. Je m’en veux de ne pas avoir vu les signes, de ne pas avoir écouté mes doutes qui étaient là, évidents, dès les premiers instants. Je voulais voir la mer. Je suis revenu démoli, plus seul qu’avant. Je me sentais repoussant, idiot, incapable.

Le demi-marathon derrière moi. Mon projet de voyage prend l’eau. C’était un peu irréaliste de compter sur la bonté des gens, sur le bouche-à-oreille et sur les réseaux d’amis. New York est une ville monstrueusement gigantesque et je n’ai pas réussi à en trouver la clef. Je suis sur le point d’abandonner. J’ai pensé peut-être me tourner vers Toronto. Mais je n’ai plus envie de refaire toutes ces démarches. Et pourquoi partir alors que je n’aurai même pas d’emploi à mon retour ?

Tombés les projets, je retourne dans mon bunker. Travailler pour payer le loyer, manger, dormir et lire. Je vais courir parce que c’est un facteur d’équilibre qui m’empêche de sombrer. Je vais courir comme on promène un chien. Sinon, je dévore des livres jusqu’à ce que la tête élance. Quelques hublots pointant sur le monde : la radio qui babille, les soliloques de Twitter et de Facebook. Il y a les grands arbres du parc qui regardent passer les saisons, impassibles. Ils me servent de repères, de bouées lumineuses dans cette tempête qui présage celles de l’automne.

Ground Zero, New York City. October 26, 2001.
Ground Zero, New York City. 26 octobre 2001. par Rob Sheridan, sur Flickr

News

L’été file. J’ai trouvé la clef des champs et je ne suis pas passé ici trop souvent. Je cours, je cours et au bout de la semaine, je suis crevé. J’ai un aspirant amoureux qui n’est pas facile. Au moins, je suis certain d’avoir un pied dans la réalité. J’ai peut-être besoin de vivre ça pour comprendre que mon bonheur ne viendra jamais d’un autre. Et je trouve des moments pour apercevoir le vol des monarques et celui des hirondelles.

Il y a peut-être du vrai dans la loi de l’attraction. En avril, j’écrivais ici ce que je ferais si la fin du monde était annoncée pour la semaine suivante. Ces idées lancées en l’air me retombent doucement sur le nez. Je ne travaille plus pour Zorro & Co. Le Week-End prochain, je m’envole pour le Nouveau-Brunswick (dans un avion à hélice, il paraît ! J’espère qu’il ne faudra pas pédaler.) Je vais donc voir la mer, sur les plages de l’Acadie, quelque part entre Bouctouche et Cocagne. Ça devait être une maison isolée en bord de mer. Google street view m’a montré une maison posée au milieu d’une centaine de roulottes. Mais il y aura la mer, et le large, et le vent. Le projet de passer un mois à New York prend corps. Je devrais étudier dans le Mid-town, Manhattan en novembre.

Je vous laisse sur un petit bijou trouvé sur Facebook : How to be alone. Oui, les réseaux sociaux servent parfois à quelque chose…

En ce moment, je regarde
En rafale, la deuxième saison de Being Erica. (La troisième débute à la fin septembre sur CBC.) Je me suis reconnu dans cette série et je voue une admiration sans bornes à son auteur, Jana Sinyor.

Je lis
Le dernier roman de Nancy Huston, Infrarouge. Habituellement, les premiers chapitres des romans de Nancy Huston me laissent de glace. C’est bien écrit, mais en tant que lecteur, ça me prend à rebrousse-poil. Puis, en approchant de la fin, je suis happé et je termine le roman en haletant au bout de la nuit. Pour le moment, j’attends encore d’être happé.

J’écoute
Lail Arad : sa voix aérienne, son humour frondeur et fragile sont la trame sonore de mon été. La plupart du temps, je l’ai dans les oreilles quand je cours sur la piste de l’arboretum ou du parc Maisonneuve. Ça m’aide à dédramatiser les petites douleurs et à garder le rythme.

Je mange
Un pot de crème glacée Häaggen-Dazs, chocolat/morceaux de chocolat. Parce que la vie c’est court comme un été. Et je bois plein de limonade maison (lime, cassonade, eau glacée), parce que quand on est fatigué, il faut boire beaucoup et ne pas manquer de vitamines.

Ça fait pas mal, girlie, tout ça, non ? Je suis gai et j’assume. C’est la saison de la Fierté !

Ma langue au chat

Dès mon premier contact avec ses chansons, j’ai aimé Léonard Cohen. Il représente l’autre versant de ma culture. Celui que la loyauté à la langue maternelle m’interdisait d’explorer. L’anglais. Rien que ce mot évoquait la haine et le mal pour l’enfant que j’étais. Les angles, le sale argent, la froideur et l’indifférence. Mais surtout la réussite, inaccessible, et la frustration qui s’y collait.

Depuis que j’explore ce versant, je réalise qu’une langue est beaucoup plus complexe que son vocabulaire et sa grammaire. Je suis souvent découragé devant l’ampleur de la tâche. J’y travaille tous les jours. J’avance si lentement. Mais je pressens que ce qui m’attend de l’autre côté, presque à portée de main, est trop grand pour laisser tomber. Je le sens quand je me perds entre les mots, ceux de Léonard Cohen, par exemple.

Même avant de connaître le vocabulaire, avant de m’aventurer dans la syntaxe, j’étais pétri de culture anglaise. Mon français a des tournures, des envies, des mauvais plis de l’anglais. Ma pensée s’y glisse comme dans un complet sur mesure ou un jeans déjà usé. Et ce n’est qu’en apprenant les mots que j’en prends conscience. La langue n’est qu’une partie de ma culture, son véhicule. Je suis citoyen du monde et Nord-Américain, avant d’être francophone.

Comment se positionner dans la mouvance des mots et de la course du monde ? Que deviendra ma langue, celle que je parle tous les jours, dans les prochaines décennies ? S’éteindra-t-elle sans faire de bruit comme elle l’a fait en Louisiane ? Dénatalité, mondialisation, libéralisme et économie de marché se liguent pour la reléguer à l’ombre. Quand je vois l’étroitesse d’esprit de certains de mes compatriotes, quand je vois leur mépris et leur indifférence vis-à-vis de la culture et de leur propre langue, je me dis qu’il ne peut en être autrement. Il y a aussi les puristes, les bien-pensants qui rêvent du français de leur enfance et qui l’enferment dans une identité raciale et historique, en refusant de regarder vers le présent ou le futur. Je me suis souvent fourvoyé en marchant dans leurs pas. Une chose est sûre, ce n’est pas en se repliant sur soi que l’on garde sa langue vivante. Ce n’est pas en érigeant des barrières, en fermant des portes, et en posant des barbelés. Une langue ne peut vivre sans amour et elle ne peut survivre sans fierté.

L’avenir du français est peut-être ailleurs, quelque part aux confins de l’Afrique, le jour où ces pays dévastés se libéreront vraiment des blessures du colonialisme.

Trois tares

Dès que j’aime quelque chose, se déclenche en moi la peur de perdre. C’est un automatisme, une mécanique précise et infaillible. Si j’apprécie un moment, si je ressens du plaisir, tout de suite je sens l’envie de m’accrocher comme si j’étais au bord du gouffre. Cette carence béante, je la porte en moi. Un trou noir flotte constamment au-dessus de ma tête, comme une auréole. J’ai peur que les gens l’aperçoivent et s’enfuient en hurlant. Je sais que très souvent dans le passé, j’ai saboté des moments de bonheur en agissant comme quelqu’un qui se noie. C’est l’histoire de tous les menus drames de ma vie. J’essaie de m’habituer au plaisir à très petite dose…

J’ai le coeur qui sursaute de temps à autre. On appelle ça des extrasystoles. Les influx nerveux circulent mal et nuisent à la synchronisation des ventricules et des oreillettes cardiaques. La désynchronisation augmente et quand elle atteint son maximum, le cœur saute un battement. Si je prends mon pouls, je peux noter le battement manquant comme si mon cœur s’arrêtait. Au battement suivant, il doit faire un effort supplémentaire et j’ai l’impression diffuse de recevoir un coup dans la poitrine. C’est très désagréable. J’en ai parlé à mon médecin, j’ai fouillé les Internets. Il n’existe pas de solution. Cette fantaisie du coeur n’a pas de conséquences et l’on doit apprendre à vivre avec. Éviter les excitants peut diminuer le phénomène. L’exercice physique me donne une pause, le muscle cardiaque redevient synchrone à l’effort. Comme la science ne m’offre aucune réponse, je me tourne vers la poésie et je me demande ce qui pourrait faire battre mon cœur…

Finalement, je suit doté d’un ego démesuré, mis en place très tôt pour couvrir soigneusement un complexe d’infériorité congénital. C’est souvent une barrière qui m’entrave mes actions et m’empêche d’avancer. J’avais pris la résolution d’apprendre l’anglais. Les cours progressent bien, je suis assidû et très motivé. J’arrive à un point où c’est plus difficile. Je crois que j’ai atteint mon niveau d’incompétence, je dois redoubler d’effort. J’en suis au point où je dois converser. Si mon interlocuteur parle calmement, je n’ai aucun problème à le comprendre et à suivre ses idées. Mais quand vient le temps de répondre, je bloque. Mon interlocuteur a beau se montrer patient, attentionné, encourageant, j’ai tout à coup l’impression d’être un déficient intellectuel profond et un incapable. J’arrive à tenir dans cette position quelques minutes seulement. Puis le courage me manque et je me replie, gêné, sur le français. À force d’humour et d’acharnement, j’arriverai bien à franchir ces barrières. Je dois replonger à l’eau sans relâche…

English message will follow

C’est l’une des résolutions que j’ai choisie pour 2010. Le fait de ne pas maîtriser l’anglais m’a causé pas mal de frustrations au cours de la dernière année. En voyage, j’ai eu l’impression par moment d’être complètement idiot. J’ai des collègues de travail anglophones, et plusieurs coureurs de mon club parlent mieux l’anglais que le français. C’est vraiment enrageant de tenter de suivre une conversation sans pouvoir y plonger. La vendeuse chez Archambault m’a conseillé la méthode Assimil (L’américain sans peine), une méthode qui présente la culture américaine du point de vue des Français. Au fur et à mesure que j’avance dans les leçons, je réalise que la culture québécoise est beaucoup plus près de celle des Américains que de celles des Français.

Certains blocages psychologiques m’ont pourtant toujours empêché de devenir bilingue. J’ai commencé à détester l’anglais vers l’âge de 13 ans. Je me souviens d’un vieux frère qui enseignait l’anglais en secondaire I. Il nous faisait apprendre des listes de verbes irréguliers par coeur : get, got, gotten got, ainsi que des prières : Our Father, who is in heaven, holy is your name, your kingdom come… Il avait le coup de règles facile à la moindre erreur.

Pour mes parents, ce n’était pas très important que je sache parler anglais, au contraire. Je viens d’une famille souverainiste où tout le monde a milité pour l’indépendance du Québec. Parler anglais, c’était presque mal, c’était le signe d’un complexe d’infériorité et d’une insouciance quant à la survie du français en Amérique. L’anglais demeurait la langue de l’oppresseur, la langue de l’impérialisme américain, du capitalisme sauvage, de la surconsommation. Cette mentalité assez étroite m’a beaucoup nuit, comme elle a nui récemment à plusieurs politiciens souverainistes qui ont été ridiculisés pour leur incapacité à discourir en anglais. « Don’t be inquiet » a dit Pauline Marois dans un discours. (But don’t worry, guys, I think that I’m already better than her.)

Je n’en suis encore qu’à la phase passive de l’apprentissage. L’accent est mis sur l’écoute et la compréhension. Je viens de terminer la leçon 45 et je me bats en ce moment avec les temps de verbe. Il me fallait un renforcement positif. Plusieurs téléséries sont disponibles gratuitement en ligne. J’en ai choisi une de la CBC dont l’histoire se déroule à Toronto, Being Erica. Après chaque leçon, j’ai le droit à un épisode. En plus de pratiquer ma compréhension, ça me permet d’apprivoiser une culture somme toute très proche de la mienne. J’ai toujours pensé que Toronto était une ville grise, froide et ennuyante peuplés de gens coincés et désagréables. Finalement, c’est une ville qui ressemble beaucoup à Montréal. La série raconte l’histoire d’Erica Strange, 32 ans. Elle a tout pour réussir, mais cumule les échecs. Je ne sais pas pourquoi mais je n’ai pas de problème à m’y identifier.

Il me reste à passer par-dessus mon orgueil et à accepter d’avoir l’air un peu stupide quand viendra le temps de parler. Peut-être un jour arriverai-je à maîtriser l’écrit assez bien pour pondre un billet en anglais, maybe, one day !