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Billet avec le mot-clef ‘chanson’

Une place

Une petite place
Ici, maintenant
Car le temps passe
À pas de géant
Je me ferai
Toute neuf, toute beau, tout ça…
Pour être à toi.

Ça commence à 0:30 sec.
Paroles: Françoise Hardy, musique: Julien Clerc

Coupure nette

J’avoue que cette chanson me tombait sur les nerfs. Je l’ai trop entendu à la radio. Jusqu’à ce qu’un ami publie ce clip (très beau) sur Facebook et que je m’arrête pour écouter les paroles. J’ai aimé le trouble et la nuance. Je me suis reconnu. Et j’ai eu envie de les traduire. Je me suis glissé dans les mots d’un autre comme dans une vieille paire de jeans. Poursuivre la lecture

Bittersweet

Le retour du froid, de la neige et du temps gris après une semaine à 25°C, c’est dur sur le moral. Même si, on le sait, le printemps n’est que remis à plus tard. La canicule finira bien par nous tomber dessus. La fièvre est partie, mais le rhume s’attarde sournoisement. J’ai l’impression de ne pas avoir l’énergie qu’il faut pour résister au froid. Je ne me sépare plus de mes bas de laine.

J’ai découvert Lisa LeBlanc sur scène, hier soir. J’ai été assez renversé. C’est sombre, mais plus j’écoute, plus j’aime. Elle réveille une colère qui se sent trop à l’étroit entre mes côtes. Je lui envie son authenticité. Poursuivre la lecture

Les amours refusées

J’ai assisté au lancement du premier album de David Giguère avec El poblano. Il y a une semaine, j’ignorais tout de cet artiste. Cinq minutes avant d’arriver au National, je ne me souvenais même plus de son nom. « David comment, déjà ? ». Je ne l’oublierai plus. J’ai été complètement séduit. Par l’homme, sa présence sur scène, sa poésie inventive. Séduit par ses musiques qui ont soulevé la foule. Séduit aussi par la simplicité et la générosité de David Giguère et par l’amour féroce que l’on devinait entre lui, son band et les différents collaborateurs. Un sentiment qui débordait sur les spectateurs tassés dans le petit théâtre National. Poursuivre la lecture

En attendant la suite

« J’imagine que tout est dit puis ce détail me rattrape. Je sais des mots pour nous sauver l’envie, mais sur eux je dérape. »

J’entends parfois ces mots résonner quand je lance ma liste appelée « Hop-la-vie ». Des chansons sélectionnées pour contrer le blues ou l’angoisse. Des refrains qui me font sourire.

Il y a désormais ces plages de temps libre laissées par le projet du marathon. Finalement, je l’ai regardé passer du trottoir, près du kilomètre 39, à applaudir comme un défoncé pendant des heures, les yeux humides d’admiration pour tous ces gens ordinaires qui décident de devenir des héros, le temps d’une saison. Je ne comprends pas encore comment je me suis blessé. J’ai tendance à tout vouloir tout mener de front. J’en ai probablement trop fait. Qu’importe, je reviens toujours ici. Poursuivre la lecture

Du fin fond des nuages

Parfois, les mots sont inutiles. Souvent, la nuit, j’erre, seul sur la toile, en quête, de quelques mots, d’un message, d’un clin d’œil, d’un signe. La nuit dernière, quelqu’un avait lancé cette chanson sur le mur d’un ami.

Short notes

Musique : Love is a Shade (2009) par joshschroeder (environ 30 minutes de bonheur)

Je sors de ma première entrevue d’embauche en anglais et en français. Je m’étais préparé mentalement à une entrevue rien qu’en anglais. J’ai passé la soirée d’hier avec le Cow-boy. And we spoke English only. Finalement, la consigne était de parler la langue où l’on se sentait le plus à l’aise. La fille qui m’interviewait commençait en français, puis finissait toujours en anglais. Je bredouillais un peu en anglais puis je passais au français. It was so Montreal. J’ai fait une excellente entrevue. Je ne suis pas sûr que cet emploi m’intéresse, mais ce n’est jamais perdu. Je suis content de moi. J’en avais bien besoin. C’est l’hiver dans mon crâne, malgré le soleil.

La dernière fois que j’ai couru avec le club. Je suis redescendu de la montagne aux côtés d’un garçon éblouissant. Ce n’est pas un régulier, mais il se joint au groupe de temps en temps. Je l’ai toujours trouvé craquant, dans le genre inaccessible. Physiquement, il pourrait évoquer l’homme de la lune… avec une dizaine d’années de moins, en plus démonstratif et en plus détendu. Nouveau célibataire selon Hugh. (Il a dit « nouveau simple » pour new single. Cute !) C’est lui qui est venu vers moi, à trois reprises : à cheval sur nos bixis au coin de Saint-Laurent, au point de départ, au sommet. (Et Dieu sait que je peux avoir l’air inabordable et glacial, quand je suis gêné.) Il m’a dragué de façon assez directe et m’a demandé au milieu de la pente si j’avais un copain. Mon ego a esquissé un sourire en coin, du fond du troisième sous-sol. Depuis, je trouve toutes les raisons du monde pour me convaincre que c’est impossible. The cow-boy played my therapist. J’ai peur du rejet. J’ai peur de la souffrance. C’est normal, non ? No risks, no rewards, qu’il m’a dit. Là-dessus, il est pareil comme moi. Pendant l’entrevue, ils m’ont demandé : how do you define an harm reduction approach ? Quelque chose de personnel et d’individuel. Chaque être humain doit élaborer ses propres stratégies en fonction du niveau de risques qu’il est prêt à assumer. Éliminer les risques est impossible. Mais il y a toujours moyen de les réduire. Je suis fragile en ce moment.

J’ai des voisins fous qui vivent barricadés dans un appartement bordélique, au rez-de-chaussée. Ils n’ont pas tondu le gazon depuis deux ans. Quand je sors de chez moi, je dois passer à travers des herbes qui m’arrivent aux hanches. Ils nourrissent les chats errants. Alors il y en a des centaines qui rôdent autour. Je vous laisse deviner l’odeur. (J’ai l’impression de vivre dans une litière.) Ils les nourrissent, mais ne vont pas jusqu’à leur payer une stérilisation ou des soins vétérinaires. Résultats : ils sont infestés de puces. Chaque fois que je traverse le champ, j’ai des puces qui me sautent sur les jambes. J’en ai maintenant dans certaines pièces de mon appartement. Je me bats avec ça depuis des semaines. J’ai fait tout ce qui est possible (aspirateur, vapeur, savon, pyrèthrinoïdes de synthèse, pyriproxyfène). J’ai lu tout ce qui s’est écrit sur les puces. J’en fais des cauchemars. J’ai craqué quelques fois et je me suis aspergé le corps de pesticides. Je m’inspecte pendant une heure chaque soir. Il n’y en a pas dans ma chambre, ni dans mon lit. Avec de la persévérance, j’en viendrai bien à bout. One day !



L’orage silencieux du 21 juillet, sur Montréal.The Demon Storm par operatique sur Vimeo.


Comme Josh Schroeder (un garçon vraiment charmant) ne vit pas que d’amour et d’eau fraîche, voici un lien pour télécharger son album sur iTunes :Love Is a Shade. Un 6.93 $ bien investi.

Une semaine en juillet

Une revue hebdomadaire des liens qui m’ont ému, marqué, des billets qui m’ont fait réfléchir et des musiques qui ont coloré mes journées. Voici, sous la forme d’une courtepointe, l’écho de ma vie virtuelle, en cette première semaine du mois de juillet 2011.