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Billet avec le mot-clef ‘écriture’

Un certain jour de printemps

Voilà, je me lance…
Ça me fait un peu peur. Je me sens comme un volcan. J’appréhende les contrecoups d’un séisme.

C’était un matin de printemps, enfin. Le ciel était bleu. Tout le monde dans la rue avait l’air heureux. Les filles portaient des robes d’été. Partout des sourires. Je sortais de la clinique. J’étais en feu, à l’intérieur. Poursuivre la lecture

Après la colère

Après la colère, il y eut un désert, traversé çà et là de quelques bourrasques. Je n’ai pas écrit. Je ne me suis pas vidé le cœur en lançant mes mots acérés contre le beau barbu. J’aurais pu n’en faire qu’une bouchée. Je n’ai pas fixé sur le papier ce que je peux penser de certains de mes patrons. De leur immobilisme, de leur indifférence. Ce n’est pourtant pas les idées de qualificatif qui me manquaient. J’essaie de chasser la rancœur quand elle se pose sur mon nez. Je me suis tu et j’ai laissé le temps faire son œuvre de poussière. Poursuivre la lecture

Blanche

« … Essayez de dire, comme si vous étiez le premier homme, ce que vous voyez, ce que vous vivez, aimez, perdez. N’écrivez pas de poèmes d’amour. Évitez d’abord ces thèmes trop courants : ce sont les plus difficiles. Là où des traditions sûres, parfois brillantes, se présentent en nombre, le poète ne peut livrer du propre qu’en pleine maturité de sa force. Fuyez les grands sujets pour ceux que votre quotidien vous offre. Dites vos tristesses et vos désirs, les pensées qui vous viennent, votre foi en une beauté. Dites tout cela avec une sincérité intime, tranquille et humble. Utilisez pour vous exprimer les choses qui vous entourent, les images de vos songes, les objets de vos souvenirs. Poursuivre la lecture

Mouvement

L’une des choses que j’ai apprises à Vipassana, entre les périodes de méditation, c’est que les idées, les opinions ou les sentiments sont un flot en mouvement constant. Dès que l’on s’arrête pour l’observer, même la plus terrible colère disparaît en quelques instants pour faire place à autre chose.

Là-bas, pendant dix jours, il m’était interdit d’écrire, de parler et de m’échapper de moi-même par quelques moyens que ce soit. J’ai donc vu défiler en trombe : furie, espoir, tristesse, soulagement, jalousie, plaisir et violence. J’ai été tenté d’écrire, je me suis retenu. Tout a passé. Un éternel mouvement, qui ne s’arrête jamais. Poursuivre la lecture

Je ne m’appelle pas Kevin Zaak

Au point de départ, il y eut un élan. Un mouvement qui ne s’encombrait pas de chronologie ou de véracité. Un appel d’air. « Je me sens comme un volcan. J’ai peur des contrecoups d’un séisme. » Puis, le premier souffle passé, j’ai eu un vertige, un vertige plus qu’une angoisse, devant une plage de pixels blancs. Je me suis raccroché au récit du quotidien. Et je me suis amusé à en tricoter les mailles des évènements. J’en ai fait un foulard qui me garderait au chaud, pour toujours, enfin, c’est ce que j’espérais. Même les jours où le tricot m’ennuyait, je m’y agrippais. Poursuivre la lecture

Questions de design

Voilà, le visuel est presque complété. Vous en pensez quoi ? Qu’est-ce qui vous agace ? Qu’est-ce que vous préférez ? Qu’est-ce que vous changeriez ?

Ce congé d’écriture me fait du bien. C’est étrange de voir que les fréquentations demeurent les mêmes. En fait, ces dernières semaines, la plupart des lecteurs viennent ici chercher des recettes. S’ils savaient. Je suis complètement pourri en cuisine. Deux fois, j’ai fait brûler des chaudrons d’eau…

Crédits :

Plate-forme : WordPress
Hébergement : Iweb
Thème : Linen par The Theme Foundry
(Soutien technique particulièrement attentionné et efficace qui vaut largement le prix du thème !) Poursuivre la lecture

En attendant la suite

« J’imagine que tout est dit puis ce détail me rattrape. Je sais des mots pour nous sauver l’envie, mais sur eux je dérape. »

J’entends parfois ces mots résonner quand je lance ma liste appelée « Hop-la-vie ». Des chansons sélectionnées pour contrer le blues ou l’angoisse. Des refrains qui me font sourire.

Il y a désormais ces plages de temps libre laissées par le projet du marathon. Finalement, je l’ai regardé passer du trottoir, près du kilomètre 39, à applaudir comme un défoncé pendant des heures, les yeux humides d’admiration pour tous ces gens ordinaires qui décident de devenir des héros, le temps d’une saison. Je ne comprends pas encore comment je me suis blessé. J’ai tendance à tout vouloir tout mener de front. J’en ai probablement trop fait. Qu’importe, je reviens toujours ici. Poursuivre la lecture

Épilogue

Irène fait glisser sa longue traîne sur la ville, indifférente aux mots. On l’a rétrogradée d’ouragan à tempête tropicale. Elle encolère la cime des arbres, gorge d’eau la trame des ruelles, inquiète les âmes sensibles. Moi qui espérais des tempêtes, je suis gâté. Le calme plat, très peu pour moi. J’y goûterai le jour de ma mort.

Quand j’ai publié le dernier billet, j’ai ressenti un immense soulagement. Je recevais en présent, des heures de liberté accompagnées d’une cape d’invisibilité. Et au fil des heures et des minutes, des centaines de portes s’ouvraient devant moi. Il s’agissait d’une fin nécessaire. Poursuivre la lecture