Le repaire
Tout au bout du champ sur la ligne d’horizon, commençait la forêt. Les premiers arbres marquaient la limite de mon territoire d’enfant. Avec les kids du voisinage, on s’était fait un camp de base dans un énorme buisson avec des passages et des espaces fermés d’où l’on pouvait observer les alentours. On y trouvait deux grosses pierres pour s’asseoir et une cachette pour les trésors. C’était un repaire, un lieu de rendez-vous, le point de départ des piques-niques et de toutes les aventures. Une façon d’apprivoiser l’espace et d’apprendre à se faire une place dans le monde.
Je voudrais que ce blogue soit un repaire en son genre. Chaque jour, il est ma porte d’entrée sur l’univers virtuel. Je suis en train de me familiariser avec le visuel. Il me reste pas mal de travail à faire dans le code. Je ne me souvenais plus à quel point ça pouvait parfois être compliqué. La bannière actuelle n’est pas au point, elle manque d’équilibre. Sur chaque page, il y a encore plein de trucs à franciser et à fignoler. Les blocs de la colonne de droite tourneront du noir au gris ardoise. Le premier billet (featured note) sera mis en évidence dans le haut de la page d’accueil et ce texte occupera toute la largeur. Les billets suivants resteront comme ils le sont, sur deux colonnes, ce qui enlèvera un peu d’importance à l’ordre chronologique. Malgré les erreurs, les défauts et les maladresses, je suis content et plutôt excité, parce que c’est moi qui ai arrangé le décor.
Je voudrais consigner dans mon repaire des traces des saisons qui passent, l’odeur du gazon frais coupé et celle de la neige, le chuchotement du vent dans les pins et le ronronnement de la ville. Je veux y coucher mes états d’âme, mais aussi y échafauder des idées. J’y mettrai même des recettes de cuisine végétarienne. Si vous en avez envie, sortez les couvertures et imaginez-vous autour d’un feu de camp en écoutant la femme en or qui chante dans la troisième boîte de la colonne de gauche. Vous êtes toujours les bienvenus pour exprimer vos réactions, vos désaccords, vos impressions ou vos interprétations. Je vais travailler à améliorer la page Liens qui présente ma blogosphère. J’y noterai, quant à moi, des dialogues et peut-être même des histoires. Je suis paresseux, je me complais dans l’autofiction sans oser m’extirper des ornières confortables de ma propre vie. J’ai peur de me casser la figure si je sors de mes sentiers battus, mais je veux que cette face cachée soit le lieu de toutes les expériences.





