Lumières d’automne
Le soleil ne s’aventure plus très haut. Et le ciel, le matin, est traversé de voiliers d’outardes. L’or des frênes enlumine les trottoirs et les pelouses. Il tombe en averse au-dessus de la piste cyclable. Le froid s’immisce par la fenêtre ouverte, ce froid dont j’aime retrouver les frissons. En écoutant des Polonaises de Chopin, dans cet automne qui danse, je savoure mes maigres victoires. Mon pied qui revient à la vie et retrouve peu à peu sa force et son élasticité. Le corps malmené par le stress qui redécouvre le plaisir de jouer et de bouger. Guillaume m’a appris à me dépenser sans courir, sur le rameur ou avec des poids libres, en équilibre instable sur des ballons plats. Avant de partir pour New York, Pierre m’a même entraîné à la piscine. C’était le soir de l’équinoxe. Poursuivre la lecture





