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Billet avec le mot-clef ‘indigène’

Belle de ruelle : le physocarpe

Solide, c’est le mot qui caractérise le mieux cet arbuste indigène de l’Amérique du Nord. Le physocarpe résiste admirablement aux conditions difficiles : chaleur, sécheresse, circulation intense, sols compacts et présence de sels de déglaçage. Il est rustique en zone 2b. Il peut donc être cultivé dans toutes les régions du Québec. Il s’adapte à tous les types de sols et il supporte très bien la transplantation. Contrairement à plusieurs arbustes de la famille des rosacées, il est très peu affecté par les problèmes d’insectes et de maladies.


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Sanguinaria canadensis

La fleur craintive de la sanguinaire fait une apparition, pour une dizaine de jours, vers la fin d’avril. Comme une étoile, elle s’épanouit au-dessus d’une feuille unique, délicatement lobée. La belle s’enroule dans ce manteau que l’on croirait taillé dans une jeune pousse d’épinard. Dès que midi est passé, les pétales se redressent et l’inflorescence se referme lentement pour la nuit. Le cœur de la plante renferme un latex rouge sang que les Amérindiens utilisaient comme teinture. Les sanguinaires percent les décombres de l’hiver pour appuyer leurs fronts contre le ciel. Elles forment de grandes colonies sous les arbres encore dénudés. Ce spectacle émouvant m’a fait m’arrêter sur le sentier du Bois-de-Liesse. Le temps d’une inspiration, le temps d’y croire.

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