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Billet avec le mot-clef ‘marketing’

Live with it

En janvier 2007, j’ai eu le coup de foudre pour cette campagne de publicité sociale. (Merci à Éric, de me l’avoir fait découvrir.) Ces clips ont été publiés sur mon premier blogue, au fur et à mesure que les épisodes étaient mis en ligne. J’avais envie de les avoir ici, rassemblés. Peut-être que certains lecteurs ne les ont jamais vus.

Production : Incendia Health Studios, une division d’Ignite Health LLC.

Il n’y a rien comme le noir pour faire éclater la lumière. En cinq épisodes, Live with it aborde avec peu de moyens, mais beaucoup de doigté les thèmes du déni, de la colère et de la culpabilité. Des sujets sensibles et très chargés. Je me reconnais dans chacun de ses personnages.

Live with it – episode I : Mudd

J’ai fréquenté pendant un an un groupe de soutien comme celui où aboutissent les personnages de cette série. Il y faisait plus clair, et l’ambiance y était souvent plus légère. Mais la première fois que j’y ai mis les pieds, c’était un pas énorme à franchir. Mon truc a été de ne pas réfléchir avant d’y aller. J’ai vu quelquefois des individus y arriver sous l’influence de l’alcool ou de la drogue. Au fil du temps, les histoires se dévoilent. Derrière le virus invisible se cachent des amoncellements de blessures silencieuses. Ce qui est particulièrement bien rendu par ces clips.



Live with it – episode II : Trevor

Trevor — « … Toute ma vie, j’ai prétendu être un autre. J’ai prétendu que j’étais un bon époux, que je serais un bon père. Je pensais que je pouvais juste prétendre que je n’étais pas séropositif… »



Live with it – episode III : Bobbie

Lorsque l’on vit dans le regard des autres, ce que l’on est réellement n’a plus beaucoup d’importance. Qu’est-ce que la beauté ?

Live with it – episode IV : Julio

« … Julio a 25 ans et il se passionne pour les vieilles voitures. Là s’arrêtent les stéréotypes du latino. Julio ne s’est jamais reconnu dans les valeurs de son milieu d’origine. Il a choisi la rue pour fuir un environnement familial étouffant. Et il s’est lancé à corps perdu dans une fuite en avant, en espérant ainsi trouver sa voie. Il vit à cent à l’heure sans jamais se retourner. Il ignore où tout ça le mènera. C’est simplement sa façon de survivre. Mais pour découvrir ce que la vie a à offrir, il faut parfois savoir s’arrêter… »



Live with it – episode V

La conclusion de la série. La rédemption est-elle possible ?

J’avais mis en ligne les clips sur Youtube sans prendre la peine de demander la permission. Quelqu’un de l’équipe de Ignite Health est tombé sur mon blogue. Et ça donne ceci.

Live with it, le site Web

Mon ami Bixi (6)

J’ai l’air d’Atomas avec mon casque sur la tête. Il faut ce qu’il faut ! J’ai voyagé tête nue depuis le début du printemps. Mais j’ai tellement entendu d’histoire d’horreur. J’avais dit à Hugh : « It’s because, it messes my hair. » Alors il m’a raconté la fois où en roulant lentement, seul, le long d’une clôture, son guidon a accroché les mailles et il a plongé, tête première, sur un muret de béton. Sans casque, il roulerait en fauteuil, aujourd’hui.

Et tous les cyclistes que je connais m’ont relaté LA fois où ils ont été percutés par une portière qui s’ouvre. Depuis j’essaie de garder une distance (Vélo Québec recommande un mètre, ce n’est pas toujours possible.) Et je scrute les rétroviseurs. Mais avec les reflets, on n’y voit rien. Dans la plupart des histoires de portière, le conducteur ne s’excuse pas. Il considère que c’est la responsabilité du cycliste de prévoir le moment où il sortira ses fesses de son siège-baquet. Arrivera bien le jour où une portière me projettera sur l’asphalte. J’espère que je serai casqué, ce jour-là.

Bixi n’est pas toujours aussi pratique que je l’aurais pensé. Lorsque je sors du travail et que le soleil est au beau fixe, la station est immanquablement vide. Quand il fait beau, tout le monde veut rouler à bixi. Comme il y a peu de stations dans l’est de la ville et que j’habite tout près, je marche. Mais pour les sorties impromptues, les retours en fin de soirée, ce système est vraiment génial. (Avec les taxis que j’ai économisés, j’ai payé mon abonnement trois fois.) L’autre jour, j’ai failli attraper un vélo de Melbourne. Cette campagne de marketing a fait jaser dans mes réseaux : des vélos de Londres, Washington et Melbourne (tous fabriqués à Chicoutimi au Saguenay) ont été disséminés dans les stations montréalaises. Ils sont très colorés et j’aurais bien aimé essayer un bixi flambant neuf. La flotte montréalaise à déjà plus de trois saisons dans le corps. Et souvent, ça s’entend.

Melbourne Bike Share - State Library of Victoria
Bixi à Melbourne

Rumeurs

Connaître l’ennemi. Utiliser ses stratégies pour lutter à armes égales. C’est un peu ce que le développement du Web a permis aux acteurs de la lutte contre le sida. D’abord en diffusant des informations d’une complexité incroyable, qui doivent être constamment mises à jour. Ensuite en donnant la parole à toutes les personnes touchées par la pandémie de façon à briser le silence qui met en péril tous les acquis. Désormais, les stratégies de marketing viral utilisent les réseaux de communication et les réseaux sociaux pour que les messages de prévention se répandent à une vitesse fulgurante, sans bruit et sans grand investissement. En tablant, sur le plaisir, l’humour ou l’empathie, bref, ce qu’il y a de meilleur en l’être humain, ce type de publicité nous amène à nous approprier le message et à en devenir les agents propagateurs. Tout le monde y gagne, sauf le virus. Faites circuler !