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Billet avec le mot-clef ‘méditation’

Méchant Bouddha

Le terme bouddha vient du sanskrit et désigne une personne éveillée. Il y aurait eu de nombreux bouddhas au fil des siècles, et plusieurs seraient encore à venir, mais le terme est habituellement utilisé pour désigner le bouddha que l’on dit historique, Siddhārtha Gautama, qui aurait vécu plusieurs siècles avant Jésus-Christ.

Après le cours de 10 jours de Vipassana, où l’on m’a répété continuellement que la technique enseignée était la seule à être pure, et qu’elle venait en droite ligne du bouddha, j’ai voulu en avoir le cœur net et je me suis mis à lire tout ce qui me tombait sous la main sur le bouddhisme. Voici ce que j’en ai retenu ainsi que mon expérience, forcément personnelle, de deux approches méditatives d’inspiration bouddhistes. Poursuivre la lecture

Jour 2

Depuis que le cours de 10 jours est commencé, nous vivons comme des détenus. La routine m’assomme, mais n’arrive pas à calmer cette révolte sourde. Depuis deux jours, j’essaie de me concentrer sur ma respiration. C’est un combat perpétuel et inégal. Mon esprit dispose de ressources insoupçonnées. Les chants qui ponctuent les méditations m’irritent royalement. Je ne vois pas l’intérêt de ce rituel pour des Occidentaux. Et cette voix gutturale, toujours à côté de la note m’horripile. Les discours du soir sont interminables et décousus. Poursuivre la lecture

Mouvement

L’une des choses que j’ai apprises à Vipassana, entre les périodes de méditation, c’est que les idées, les opinions ou les sentiments sont un flot en mouvement constant. Dès que l’on s’arrête pour l’observer, même la plus terrible colère disparaît en quelques instants pour faire place à autre chose.

Là-bas, pendant dix jours, il m’était interdit d’écrire, de parler et de m’échapper de moi-même par quelques moyens que ce soit. J’ai donc vu défiler en trombe : furie, espoir, tristesse, soulagement, jalousie, plaisir et violence. J’ai été tenté d’écrire, je me suis retenu. Tout a passé. Un éternel mouvement, qui ne s’arrête jamais. Poursuivre la lecture

Jour – 2

Après que le mirage des 1000 jours se soit évanoui, j’ai fait un choix. J’ai choisi de ne pas laisser tomber ce désir d’aventure qu’il a réveillé en moi. J’ai plusieurs projets dans ma mire pour élargir mes horizons, me secouer, me dépasser et peut-être voir du pays. Ma première aventure sera intérieure et débutera dans moins de 48 h. Je ne pense qu’à ça, en ce moment. Le cours de 10 jours de Vipassana. Poursuivre la lecture

La chute des feuilles

L’hiver, les arbres sont en bois. — Georges Courteline
 
On dit que rien n’arrive pour rien. Je ne sais pas si c’est vrai, mais les mauvais quarts d’heure sont plus faciles à avaler si l’on y croit le moindrement. Lors de leur dernière visite, les hackers, semble-t-il, ne se sont pas contentés d’effacer tout le contenu. Ils auraient également installé un logiciel malveillant, une sorte de bombe à retardement pouvant faire des dégâts plusieurs jours après leur passage. Le maliciel (joli néologisme de l’Office québécois de la langue française pour malware) serait caché quelque part dans le code ou peut-être même dans mon ordinateur. Poursuivre la lecture

D’aventure

C’est en décembre que le vieux rafiot partira finalement. Avec une équipe réduite, il filera de Montréal aux Galápagos en passant par le canal de Panama. La personne qui a été engagée prendra l’avion en janvier avec l’équipe de tournage, pour se rendre directement là-bas. C’est une habituée du bateau, une amie du chef de mission. Mes chances étaient à peu près nulles.

Elle ne verra pas la mer des Caraïbes, cette fois-ci du moins. C’est l’étape dont j’ai le plus rêvé. Un mal pour un bien ? C’est ce que je me dis depuis le début, sauf que maintenant je commence à y croire. Poursuivre la lecture

Tempus fugit

Ma vie est réglée au quart de tour, un changement drastique par rapport aux derniers mois. Mes jours sont hachurés de chiffres. 15 minutes de méditation quotidienne. 35 heures de travail et 4 séances d’entraînement hebdomadaires. Je garde le rythme. 1250 mots en retard. La médication, les légumes verts, les fibres solubles, les protéines. Et tenter de conserver un semblant de vie sociale. Je roule. Pas une minute de libre pour le mauvais sang. Sauf la nuit. Dès que le corps a récupéré au minimum, je m’éveille dans le noir. Habituellement, ça se produit vers 4 ou 5 heures du matin. Et les pensées s’emballent : je vais manquer de sommeil, attraper un rhume, être moins performant au travail, perdre mon emploi, faire une dépression, tomber encore plus malade… Et puis, je me souviens que c’est la nuit. J’essaie de sourire. J’aurai beau lutter, c’est totalement inutile pour se rendormir. Il faut dédramatiser, et lâcher prise. Quelques heures de sommeil en moins, ce n’est pas la fin du monde. Peut-être ai-je moins besoin de dormir que la normale. Le corps a l’intelligence de s’endormir quand il en a réellement besoin. Peut-être aussi devrais-je me ménager quelques heures de liberté pendant le jour pour ne pas avoir à m’éveiller au beau milieu de la nuit.

Le problème, c’est que je veux tout, tout de suite. J’ai tellement peur de manquer quelque chose. J’ai peur que tout s’arrête dans les prochains jours. Je voudrais savoir. Je voudrais avoir des certitudes, des garanties sur le futur. Je devrais croire en Dieu, en Allah ou consulter une diseuse de bonne aventure, se bercer d’illusions, parfois, peut permettre l’insouciance. J’aspire à l’insouciance

Time Flies
Time Flies par Johnny Grim, sur Flickr

Dernier jour

C’est mon dernier jour de congé avant le retour au travail. Je n’ai pas travaillé depuis presque 3 mois. Ce matin, le lit se débattait pour ne pas que je le quitte. Les grasses matinées vont me manquer. Je suis un peu triste d’abandonner cette liberté. Mais heureux de ce que j’en ai fait.

J’en profite pour écrire mes résolutions pour 2011. J’aime les résolutions. Je suis certains que si on les choisit avec soin, elle nous aide à aiguiller nos pas dans la bonne direction. J’ai survolé celles que j’avais prises l’an dernier. Le bilan n’est pas si mal. Ma première résolution était de savoir où je m’en vais dans la vie. Il me reste du travail à faire de ce côté-là.

Côté réussite : en 2010, j’ai dormi tranquille. J’ai tissé quelques nouvelles amitiés encore fragiles. Sans être complètement végétarien, j’ai fait beaucoup d’expérimentations culinaires et je compte bien continuer. Je me suis entraîné sérieusement pour les courses malgré de nombreux problèmes de santé qui me sont tombés dessus et qui ont entravé ma route. J’ai voyagé plus et mieux que je ne l’avais fait auparavant. J’ai connu des gens sympathiques, j’ai commencé à apprendre une seconde langue. J’ai lu, j’ai entendu, j’ai regardé. J’ai finalement utilisé ce certificat cadeau pour un massage chez Ovarium que je traînais depuis des années.

Je dois maintenant apprendre à faire des choix. Mieux choisir les amitiés pour lesquelles j’investirai temps et énergie. Je dois aussi décider si je reste au même endroit. Mon appartement ne sera jamais ensoleillé comme je le voudrais. Mais son prix est dérisoire et j’y suis tranquille. Mes progrès en société ne doivent pas s’arrêter. Il faut que je continue à me pousser vers les autres. J’en ai besoin.

J’aimerais trouver des gens avec qui partager mes intérêts culturels. Je reprendrai l’entraînement à la fin de janvier en vue d’un demi-marathon en mai à Ottawa et peut-être un marathon à la fin de l’été. Je ferai le défi 5/30 en mars, pour m’encourager à manger plus de légumes. Je veux intégrer la méditation à ma vie. Depuis le 1er janvier, je médite 15 minutes chaque matin. Avec les défis qui m’attendent au travail, j’en aurai bien besoin. J’aimerais garder cette habitude d’écrire régulièrement et en arriver à traverser la frontière de la fiction.

Je voudrais travailler encore mon anglais pour ne pas perdre mes acquis. Je voudrais apprendre à toucher et à être touché davantage, au quotidien.

En résumé, mes résolutions pour 2011 :

  • Savoir où je m’en vais dans la vie.
  • Choisir quelles relations en valent vraiment la peine.
  • Décider où je veux habiter et y investir temps et énergies.
  • M’organiser pour faire de nouvelles rencontres.
  • Trouver des personnes avec qui partager mes activités culturelles
  • Courir un marathon à la fin de l’été (New York ou Montréal)
  • Intégrer la méditation à ma vie quotidienne
  • Écrire des textes de fiction
  • Trouver de nouveaux moyens d’améliorer mon anglais
  • Apprendre à toucher et à être touché.

Si j’arrive à faire avancer ces 10 résolutions, je pourrai être satisfait à la fin de l’année à venir.

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Les traces d’un souper de Noël