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Billet avec le mot-clef ‘MTL 551’

Le goût de courir

J’ai commencé à courir pour conjurer la mort. Je me sentais couler. Je me noyais lentement dans le silence. Je lisais Guérir de David Servan-Schreiber. Il présentait la course à pied comme un antidépresseur aussi efficace que la médication, sans effets secondaires, mais aux bénéfices nombreux. À l’époque, j’avais un husky qui soupirait d’ennui dans le salon. Je vivais dans une ville morte perdue dans des champs de luzernes, de maïs et de soya. Seul, dans un couple qui s’étiolait. Poursuivre la lecture