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	<title>Face cachée &#187; nature</title>
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		<title>Tour de ville</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Apr 2012 00:22:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kevin Zaak</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>L’été s’en vient et c’est l’une des plus belles saisons pour visiter Montréal. J’ai toujours considéré que Montréal était la plus belle ville du monde. Plus humaine que New York, plus festive que Toronto, plus chaleureuse que Paris, plus moderne que Rome, plus exubérante que Londres. Et quand je regarde ce tour de ville en deux minutes, j’ai un peu l’impression de revisiter les billets de ce blogue.</p>
<p>Le tour commence au Vieux-Port, là où j’ai sauté dans les eaux du Fleuve lors du Grand Splash. J’y cours aussi en été, même si les vieux pavés sont un peu durs sur les chevilles. En passant par le vieux port, j’accède au Canal Lachine, des kilomètres de presque campagne qui mènent jusqu’à l’immensité du lac Saint-Louis.</p>
<p><span id="more-2633"></span></p>
<p>Dans le second segment, c’est la Place des Festivals où se déroulera le grand rassemblement du 22 avril, le Festival de jazz et les Francofolies de Montréal. Le troisième débute au-dessus du Stade où je m’entraîne presque tous les jours. Je me fais régulièrement demander de photographier des touristes. Puis on se retrouve au Jardin que je considère depuis longtemps comme mon propre jardin. Suivent le Plateau Mont-Royal, le Marché Jean-Talon et la rue Saint-Laurent (La <em>Main</em>), les coins de la ville que je sillonne tout l’été en Bixi, parce qu’on y trouve les meilleurs restaurants, le meilleur café, les meilleures bières et les meilleurs bagels.</p>
<p>Le tour de ville s’achève dans la magnificence du Mont-Royal. En plongeant sous les branches, vous aurez un aperçu de la piste où je cours tous les samedis. Et, je vous annonce un scoop, c’est sur cette même montagne que devrait se tenir la toute première course de la Fierté gaie et lesbienne de Montréal en août 2012.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/a5Ob9qpmeLc?rel=0" frameborder="0" width="621" height="426"></iframe></p>
<p id="title_div5587575428"><em>Vidéo par <a href="http://www.tourisme-montreal.org/Accueil/MontrealTV" target="_blank">Tourisme Montréal</a></em>, plus d&#8217;informations sur chacun des secteurs sur leur site.</p>
<p><em>Photographie : Man Three Disks de Calder, au Parc Jean-Drapeau sur l&#8217;île Sainte-Hélène. C&#8217;est sous cette sculpture que se tiennent les Piknik électroniques qui ont essaimés partout dans le monde. <a href="http://www.flickr.com/photos/pandapictures/5587575428/" target="_blank">&laquo;&nbsp;Man&nbsp;&raquo; &#8211; 1967 &#8211; Alexander Calder par T.P Photographie</a></em></p>
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		<title>Notre printemps</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Mar 2012 14:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kevin Zaak</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ils ont rasé la forêt boréale. Une mise à mort inexorable de la biodiversité. Des kilomètres de coupe à blanc pour produire du bois de peu de valeur, de la pâte à papier, du contreplaqué. Ils ont exproprié, expulsé les familles pour creuser leurs mines n’importe où. Après les compagnies forestières, les minières sont rois [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ils ont rasé la forêt boréale. Une mise à mort inexorable de la biodiversité. Des kilomètres de coupe à blanc pour produire du bois de peu de valeur, de la pâte à papier, du contreplaqué. Ils ont exproprié, expulsé les familles pour creuser leurs mines n’importe où. Après les compagnies forestières, les minières sont rois et maîtres dans le Nord. Elles ont exploité les mineurs, fait des milliards de profits, payé quelques miettes en redevances aux gouvernements et ont abandonné les sites d’exploitation dévastés. J’ai vu les lacs vidés de toute vie, les berges brûlées par l’acide. Les immenses trous béants que la vie ne se risque plus à recoloniser.<span id="more-2595"></span> Le gouvernement du Québec harnache en ce moment la dernière grande rivière du Nord pour vendre à perte l’électricité produite sur les marchés américains. Ils ont inondé les territoires de chasse des premières nations, empoisonné le poisson, détruit les paysages et les habitats essentiels aux espèces menacées. Et ils affirment que leur énergie est propre.</p>
<p>Ils veulent maintenant s’approprier les dernières terres agricoles du Sud du Québec pour y chercher du gaz de schiste. Ils ont commencé en silence à racheter les terrains. Que mangerons-nous quand il n’y aura plus de céréales, de fruits, de légumes, de bétail de boucherie et de vaches laitières ? Que boirons-nous quand la dernière nappe phréatique aura été définitivement contaminée ? Probablement l’eau de nos sources, embouteillée par une multinationale, qui nous la vendra à prix fort.</p>
<p>Patapouf 1er, le premier ministre du Québec, investit des centaines de millions de dollars en infrastructure au Nord pour plaire aux multinationales qui s’enfuient comme des violeurs après avoir saccagé le ventre de la terre. Les enfants du Nord ne se révoltent plus. Ils inhalent de l’essence à six ans et se pendent dans un placard à treize ans. Nos politiciens à courte vue, qu’ils soient bleus ou rouges, ont dilapidé nos ressources par amour du pouvoir. Individualistes, engoncés dans le confort de nos quartiers-dortoirs et notre indifférence, bercés par la télévision, notre cœur serait-il devenu plus dur que le pergélisol ?</p>
<p>Le temps du grand dégel est venu. Il est l’heure de se tenir debout, et de parler, fort, ensemble, et de se faire un printemps. Notre printemps.</p>
<p style="text-align: center;"><iframe src="http://www.youtube.com/embed/SDv-lMVbjNs?rel=0" frameborder="0" width="525" height="300"></iframe></p>
<p>Pour dire «<span style="color: #000000;"> NON </span>» au nucléaire, à l’exploitation des gaz de schiste, à l’exploitation du pétrole dans le golfe du Saint-Laurent, à la liquidation de nos dernières ressources naturelles. Pour dire « OUI » à la santé, la nôtre et celle des générations futures, « OUI » à l’éducation, à la solidarité, à l’innovation, à la conservation des terres agricoles et au développement durable et responsable des régions (et pour dire à Patapouf 1er que son règne tire à sa fin)&#8230;</p>
<p><span style="color: #004700;"><strong>Le <span style="color: #005100;"><a href="https://www.facebook.com/22avril2012" target="_blank"><span style="color: #005100;">22 avril</span></a></span> — 14 h — Place des Festivals</strong></span></p>
<h2>Moi, je serai là !</h2>
<p>Et j’ai signé<span style="color: #004700;"> <strong><a href="http://action.davidsuzuki.org/fr/22avril" target="_blank"><span style="color: #004700;">la Déclaration du 22 avril</span></a></strong></span> contenant des revendications claires adressées aux gouvernements provincial et fédéral.</p>
<p>« <em>L’espoir, c’est ce qui reste, ce qu’on s’est pas trop fait gérer encore. Ça, ils arrivent pas à le mettre dans une bouteille pour nous le revendre après. Faque&#8230; profites-en, bois à plein verre, mon ami ! </em>» — Fred Pellerin</p>
<p><span style="color: #005100;"><em>Photographie : <a href="http://www.flickr.com/photos/52421717@N00/5702268242/in/photostream/" target="_blank"><span style="color: #005100;">Bloodroot par pchgorman</span></a></em></span></p>
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		<title>Dolce Vita</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 22:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kevin Zaak</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Le chant d’un oiseau et celui des cigales vibrent dans l’air par intermittence. Je suis étendu contre les racines d’un marronnier. Mes yeux s’égarent en chemin vers la cime. Entre les branches raides, les feuilles captent la lumière en couches successives. Je me perds dans ce vitrail subtil et mouvant. À chaque retour de la brise, le feuillage scintille en frémissant. La fraîcheur est une caresse. Comme si le bleu du ciel s’approchait pour m’effleurer.</p>
<p>Le roman de Guillaume Vigneault, Carnet de naufrage,  posé tout près de moi, je ferme les yeux. Et je savoure la fluidité de ces mots qui s’effacent complètement pour laisser place à la vie et au désir. Je me dis que je ne saurai jamais écrire, mais ce n’est rien de grave. Les insectes s’affairent avec urgence dans les effluves sucrés du trèfle. Une fourmi court sur ma page dans une totale indifférence puis se lance dans l’escalade d’un brin d’herbe. Rien n’a d’importance. Que la droiture du pin gris qui fonce, immobile, vers le ciel. Que le monarque qui bat de l’aile contre le vent.<br />
<span id="more-41"></span><br />
On m’a dit qu’entre les lignes, on pouvait lire mon désir d’un amour fusionnel et un certain fatalisme face à son impossibilité. Ça me trotte dans la tête depuis quelques jours. Je n’y crois plus trop. Plus simplement, j’aspire à aimer la vie et à apprendre, comme le dernier des cancres, à me laisser aimer d’elle. C’est moins <em>glamour</em> mais plus près du réel.</p>
<p>De minces rubans de nuages ondulent au-dessus des bosquets d’épinettes ou de saules. Comme des versions diurnes de la Voie lactée. Quelques éclats de voix sont parfois portés par le vent, et se diluent dans l’immensité du parc Maisonneuve. Quelques mots de français, beaucoup d’anglais et un peu d’italien.</p>
<p>Un chien minuscule, le visage aplati avec d’horribles yeux globuleux, passe près de moi. Ils râlent, dégoulinant de bave. On dirait qu’il rit. Il frétille de bonheur en courant vers un couple aux allures gothiques. Allongé contre la terre, sous le ciel, la solitude n’a plus de substance. Rien n’entrave le cours de la vie. Il me faut poser le stylo, arrêter tout mouvement et m’étendre. Me gorger de soleil.</p>
<p><em>Écrit en août 2006<br />
Je retravaille en ce moment des anciens textes, une occasion de les remettre en avant. Celui-là est une respiration dans la grisaille de février.</em></p>
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		<title>Chasseur</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Nov 2011 17:22:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kevin Zaak</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J’associe la moustache à la forêt d’épinette de mon enfance, aux chasseurs, aux bûcherons. Dans mon imaginaire, un pêcheur à la mouche ou un artisan qui travaille le bois doit nécessairement porter la moustache. Contrairement à la barbe, dénuée d’efforts ou de soins, il y a dans la moustache une sauvagerie doublée d’une volonté de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J’associe la moustache à la forêt d’épinette de mon enfance, aux chasseurs, aux bûcherons. Dans mon imaginaire, un pêcheur à la mouche ou un artisan qui travaille le bois doit nécessairement porter la moustache. Contrairement à la barbe, dénuée d’efforts ou de soins, il y a dans la moustache une sauvagerie doublée d’une volonté de séduire. Dans les contes traditionnels québécois, le diable porte toujours une moustache noire. Et c’est l’un de ses atouts lorsqu’il se présente dans une soirée dansante pour duper les villageois et enlever la belle. En lisant le roman, j’imaginais l’amant de lady Chatterley avec une moustache.<span id="more-1807"></span></p>
<p>Il y a dans la moustache un rapport à la nature plus masculin. L’humanité a toujours été dépendante de la nature. C’est elle, essentiellement, qui nous nourrit et qui purifie l’eau pour la rendre potable. C’est elle qui nous fournit en matériaux de construction, en fibre textile ou en médicament. Depuis son arrivée sur terre, l’être humain exploite les ressources de la nature pour survivre. Dans les pays nordiques, la survie en hiver est impossible sans la chasse et la pêche. Il y a tout un courant un peu naïf en environnement qui clame qu’il faut sauver la nature. Et sauver la nature signifie cesser d’exploiter ses ressources. Ce courant de l’écologie rose bonbon est très exploité en marketing. Un des chercheurs en agroforesterie avec qui je travaille est choqué quand il reçoit un avis du genre : « passez à la facture électronique, sauvez un arbre ! » On ne peut pas sauver un arbre : un arbre est mortel comme chacun d’entre nous. Il doit mourir au bout de sa vie. Et ce n’est que pendant sa croissance qu’il stocke le carbone. Au lieu de vouloir « sauver » les arbres, on devrait selon lui en planter davantage, entretenir et protéger la forêt et récolter le bois avec sagesse et respect. La mort fait partie de la vie, elle est essentielle à la vie. Le chasseur, le bûcheron, joue un rôle nécessaire.</p>
<p>Il y a dans la moustache un relent des années 70. Et de cette grande libération sexuelle qui a pris fin par la douche froide de l’arrivée du sida. J’étais enfant pendant ces années. Sans l’avoir vécue, cette révolution des mentalités a probablement marqué mon imagination. Je n’ai jamais goûté à cette liberté. J’ai appris à enfiler un condom des années avant de vivre la moindre expérience sexuelle. Mais le disco a pour moi quelque chose de mythique. Quand j’avais 12 ou 13 ans, je gardais les enfants d’une amie de ma mère. Elle venait de divorcer. Son ex-mari vivait désormais avec son amant. Et c’est le premier couple gai que j’ai côtoyé (et le seul pendant très longtemps). Je gardais les enfants tour à tour chez elle et chez lui. Et j’étais complètement fasciné par les détails du quotidien des deux hommes : comment ils se partageaient les tiroirs de la commode, les livres et les magazines qu’ils lisaient. Je ne voulais pas m’admettre que j’étais comme eux. Ils portaient tous les deux la moustache, comme une bonne partie des hommes gais de l’époque, je crois. Ma première image d’une homosexualité masculine assumée et paisible, ce fut deux hommes à moustache.<br />
</br><br />
<em>Depuis 13 jours, j’apprivoise ma propre moustache. J’envisage de la garder lorsque Movember sera terminé. À ce jour, elle a amassé <strike>245.00 $</strike> <strong>440.00 $</strong> pour la recherche sur le cancer de la prostate. Vous pouvez la commanditer ici : <a href="http://mobro.co/PY" target="_blank"><strong>http://mobro.co/PY</strong></a></em><br />
<em><br />
Photographie : <a href="http://www.flickr.com/photos/kevinzaak/6338276400/in/photostream" target="_blank">Kevin Zaak, Serre des fougères JBM</a></em></p>
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		<title>Le vent porte des mots</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Mar 2011 02:19:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kevin Zaak</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tout petit, les matins m’apparaissaient magiques. Avant que les adultes ne s’éveillent, je collais mon nez aux vitres froides des fenêtres. Des restes de brumes bleutées se déroulaient sur les champs mouillés de rosée. Au ras de l’horizon se cachait le bois sombre, porteur de toutes mes terreurs d’enfant, domaine du méchant loup. Et quand [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tout petit, les matins m’apparaissaient magiques. Avant que les adultes ne s’éveillent, je collais mon nez aux vitres froides des fenêtres. Des restes de brumes bleutées se déroulaient sur les champs mouillés de rosée. Au ras de l’horizon se cachait le bois sombre, porteur de toutes mes terreurs d’enfant, domaine du méchant loup. Et quand la chaleur du soleil tombait sur le champ, la cacophonie de sifflets, de flûtes et de crécelles des oiseaux et insectes qui s’émerveillaient du jour neuf.</p>
<p>Enfant, j’étais persuadé que les bêtes qui s’approchaient étaient porteuses d’un message provenant de l’autre côté des choses. La corneille et son rire rocailleux qui éclatait à mon passage, elle savait. Ce renard, aperçu furtivement dans les ombres d’une courbe de la route, paraissait soucieux. Les pistes profondes de l’orignal et de son veau dans la boue printanière de notre gazon étaient un bon présage. Ce merle à la mélodie si heureuse, assis au beau milieu du fil, au-dessus du chemin de terre. Tous avaient quelque chose à dire, quelque chose d’important, même si je ne pouvais pas comprendre. Un jour, peut-être, je saurais déchiffrer leur langage. En attendant, j’étais rassuré qu’ils soient là, si nombreux.</p>
<p>En grandissant, j’ai aimé passionnément ma ville adolescente, ses ruelles torturées, ses interstices, ses excès, ses croix et ses métissages. Encore aujourd’hui, j’aime me mêler à la course des foules qui plonge dans le métro, à l’heure de pointe. J’aime l’ambiance délurée des terrasses en avril et celle des nuits chaudes de festivals. Mais mes pérégrinations urbaines me font croiser quotidiennement des concentrés de misère, de souffrance, de hargne et d’ignorance. Sous les amas de bonheur mercantile et derrière la propreté des apparences, certains hommes sont plus noirs que les bêtes. Et la foule marche en faisant semblant de ne rien voir. Et je m’ennuie de ces étés passés à musarder, à chercher des grenouilles, à tresser des épis de blé ou à courir les papillons. Alors que j’étais convaincu que tout avait un sens. Aujourd’hui, une corneille s’est égosillée alors que je passais sous un érable de la rue Jeanne d’Arc. Je n’ai pas su comprendre ce qu&#8217;elle disait. La nature me manque. Même policée et mise au service des foules, c’est elle que je retrouverai en retournant travailler au Jardin. Et en ce moment, je sens que j’en ai bien besoin.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/povl/3828211234/" title="SDIM0180_pt by Povl, on Flickr"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3472/3828211234_db3fa3b4a0.jpg" width="500" height="333" alt="SDIM0180_pt" /></a></p>
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