Le printemps
« À chaque nouveau passage des volées d’oies sauvages, j’entends comme un appel. Une voix qui me répète que malgré les défaites on a encore nos ailes. »
Le printemps est noir et froid, mais il y a quelques éclaircies. Elles sont portées par la fougue et la colère d’un peuple qui a toujours refusé de se taire. Un peuple qui sacre, qui crie la nuit et qui dérange l’ordre établi. Je suis fier des étudiants solidaires qui chaque soir prennent pacifiquement possession des rues de ma ville. Et je suis fier de tous ceux qui refusent les dictats du capitalisme sauvage et qui se battent pour préserver les derniers vestiges d’un pays qui était immense. Je ne suis pas à vendre. Mon pays n’est pas à vendre. Le savoir, la culture, l’âme d’un peuple n’auront jamais de valeur marchande.
Photographie : Cap Tourmente par Robert Lafond





