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Billet avec le mot-clef ‘printemps’

Le printemps

« À chaque nouveau passage des volées d’oies sauvages, j’entends comme un appel. Une voix qui me répète que malgré les défaites on a encore nos ailes. »

Le printemps est noir et froid, mais il y a quelques éclaircies. Elles sont portées par la fougue et la colère d’un peuple qui a toujours refusé de se taire. Un peuple qui sacre, qui crie la nuit et qui dérange l’ordre établi. Je suis fier des étudiants solidaires qui chaque soir prennent pacifiquement possession des rues de ma ville. Et je suis fier de tous ceux qui refusent les dictats du capitalisme sauvage et qui se battent pour préserver les derniers vestiges d’un pays qui était immense. Je ne suis pas à vendre. Mon pays n’est pas à vendre. Le savoir, la culture, l’âme d’un peuple n’auront jamais de valeur marchande.


Photographie : Cap Tourmente par Robert Lafond

La sortie

La vraie vie est dehors. Pour retrouver son fil, il faut s’aventurer hors de nos zones de confort. Il faut risquer d’être aveugle et sourd, de se montrer maladroit et d’avoir mal. Je veux remiser les habits de noces, me détourner des rêves préfabriqués et des constructions de mon esprit. Ouvrir les yeux. Sinon la vie nous passe sous le nez et l’on risque de rater le train.

C’est peut-être la quarantaine. C’est peut-être parce que je viens de regarder en rafales les cinq saisons de Six Feet Under, mais je suis habité par l’idée de la mort. Celle tout ordinaire, qui nous tombe dessus au moment où on l’attend le moins. Poursuivre la lecture

Bittersweet

Le retour du froid, de la neige et du temps gris après une semaine à 25°C, c’est dur sur le moral. Même si, on le sait, le printemps n’est que remis à plus tard. La canicule finira bien par nous tomber dessus. La fièvre est partie, mais le rhume s’attarde sournoisement. J’ai l’impression de ne pas avoir l’énergie qu’il faut pour résister au froid. Je ne me sépare plus de mes bas de laine.

J’ai découvert Lisa LeBlanc sur scène, hier soir. J’ai été assez renversé. C’est sombre, mais plus j’écoute, plus j’aime. Elle réveille une colère qui se sent trop à l’étroit entre mes côtes. Je lui envie son authenticité. Poursuivre la lecture

À l’abri des regards

La vie suit son cours. Souvent interminable, parfois trop court. Toujours imprévisible (note à moi-même). Sans travail, je traverse ce printemps erratique comme s’il s’agissait des limbes. Avec le sentiment qu’il n’y a peut-être pas d’issues, que la grisaille pourrait être éternelle. Que de la solitude et du gris en lambeaux dans la lumière blafarde. J’ai du mal à croire aux possibles. Je lâche prise. L’espoir est, lui aussi, un oiseau rebelle, il reviendra quand son temps sera venu. Si je le laisse venir à moi. Poursuivre la lecture

Les possibles

Le chômage, ça peut être déprimant. Heureusement, il y a ce printemps incongru. L’hiver devrait pourtant nous réserver encore quelques tempêtes de neige avant de rouler sur ces derniers miles. 23 °C, au moment où j’écris ces lignes, le mercure fracasse des records de températures à Montréal. (Le précédent record était de 18,6 °C le 23 mars 1979.) Outre la météo, je savoure quelques victoires. Mes CD4, trop peu nombreux, se montrent néanmoins vaillants. Poursuivre la lecture

S’envoler

Pendant que le corps prend lentement du mieux, il me faut m’arrêter. Distraire le cerveau pour qu’il me laisse me reposer. Me laisser emporter par des histoires comme celle-ci. Cette très belle œuvre a gagné l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation. Elle s’adresse tout particulièrement aux amoureux des livres. En s’y laissant emporter, on se sent rajeunir… Poursuivre la lecture

His loss, ma douleur

Depuis quatre jours, je suis malade. La fièvre d’abord m’a cloué au lit. Je remonte la pente doucement, mais elle revient par vague. J’ai chaud. J’ai froid. Elle m’a laissé affaibli comme si j’avais cent ans. Ma révolte a beau me fouetter les flancs, la colère, me secouer, je garde la tête basse, les yeux baissés et j’avance à tout petits pas. Ça me laisse une voix éraillée et sexy.
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Imaginez un printemps

Dans cette période de grande noirceur où les multinationales dilapident les dernières ressources naturelles, pendant que les droits et libertés reculent un peu plus chaque jour, il ne reste que les mots pour porter le poids de l’espoir. Je suis tombé sur ceux-ci et ils ont ranimé en moi l’idée même du printemps, de notre printemps.

Texte : Hugo Latulippe – Musique : Alain Auger – Design : Étienne Deslières Poursuivre la lecture