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Billet avec le mot-clef ‘québec’

Que cache le conflit étudiant

L’Institut du Nouveau Monde a envoyé des équipes de vidéastes capter les raisons qui poussent des citoyens à sortir leurs casseroles, le soir à 20h.

Dans la poursuite de sa mission, qui consiste à favoriser la participation des citoyens à la vie démocratique et au renouvellement des idées au Québec, l’INM intervient dans le débat sur le conflit étudiant afin d’aider à en comprendre les différentes dimensions et d’entrevoir des solutions. Il propose aussi des activités qui permettront aux citoyens de poursuivre la discussion.

Table ronde « Que cache le conflit étudiant pour durer si longtemps? »
Mercredi le 13 juin 2012
au Gésu
Tous les détails sur inm.qc.ca/conflitetudiant

La loi spéciale : on s’en câlisse !

Je rentrais du travail, la mine basse, fatigué. Je n’ai pas pu participer à la manifestation de cet après-midi. Le climat me semble de plus en plus empoisonné. Je dors mal, des images de brutalité policière plein la tête.

C’est en sortant du supermarché que j’ai entendu comme un cliquetis au loin. À mesure que j’approchais de chez moi, le son des casseroles était de plus en plus présent. Il ne venait plus d’un seul point, mais semblait venir de chaque ruelle, de chaque fenêtre ouverte. Je voyais de plus en plus de gens sur leur balcon qui tapaient sur des casseroles en souriant. Faire du bruit, pour marquer son désaccord avec la loi 78 qui limite le droit de manifester. Arrivé sur ma rue, j’ai été submergé par le tintamarre. Des gens de tous les âges sur leurs balcons, casseroles à la main. J’avançais en souriant, les yeux en l’air, ahuri et émerveillé. J’ai couru dans ma cuisine pour accrocher un cul de poule et un chaudron et je suis retourné sur mon balcon pour taper de toutes mes forces, jusqu’à ce que le cul de poule soit tout cabossé. Sur le balcon d’à côté, la voisine qui tapait dans un wok m’a fait un grand sourire. Ce soir, j’ai retrouvé un peu de la fierté que j’avais d’être Québécois. Rendez-vous demain à 20h pour un autre tintamarre.

Le hashtag #casseroles a été l’une des tendances de la soirée sur Twitter. Les casseroles ont résonné de Ville-Marie au Mile-End, en passant par Rosemont, Ahuntsic, Outremont, ailleurs peut-être… Sur Masson, les pompiers ont fait résonner leurs sirènes. Les enfants étaient fous de joie.

Dans Villeray :


Photographie : © Rue Masson

Ne lisez PAS ce billet.

Un message des Zapartistes au peuple québécois. (Ce message est rigoureusement légal dans le cadre de la Loi spéciale 78. Mais par mesure de précaution, je ne vous conseille pas de le lire.)

Nous sommes ravis de voir que la loi 78 a ramené la loi et l’ordre dans les rues de Montréal. Enfin, les touristes et les honnêtes gens peuvent déambuler sans danger et consommer librement dans la Cité.
Merci Jean Charest!

Ainsi, nous vous invitons fortement à ne PAS manifester, à ne PAS vous joindre à une manifestation et surtout, surtout, à ne PAS vous informer sur le site ManifsWiki.net d’éventuelles manifestations. Poursuivre la lecture

Sur le cœur

J’ai grandi dans un pays où la liberté allait de soi. Un morceau d’Amérique où un amour féroce avait préservé la langue française et où une culture florissait, dans l’adversité. C’était un pays bien plus grand que n’importe quel autre pays. C’était l’hiver, souvent. Les jardins s’y étendaient comme la plaine. Et le fleuve se déployait, si large qu’à partir de Trois-Pistoles on l’appelait la mer. J’étais fier de notre inventivité, de cette créativité qui repoussait sans cesse ses propres limites. J’étais fier, de l’égalité que nous avions établie entre les hommes et les femmes, de notre charte qui interdisait la discrimination en fonction de la race ou de l’orientation sexuelle. Poursuivre la lecture

Apaisant

Parce qu’il y a encore de la beauté en ce monde. L’histoire de John et Michael, un film de Shira Avni.

Sans mot

Au Québec, en 2012.

Nous sommes le Québec

Le dimanche 22 avril à 14h, toutes les cloches du Québec se sont mises à sonner. Il n’y avait pas de pluie, mais le froid était mordant. Nous étions pourtant autour de 300 000 manifestants. Une marée humaine joyeuse, pacifique, mais déterminée. Des citoyens engagés pour le bien commun, le développement réellement durable et le partage des richesses. Des groupes dénonçaient le nucléaire, le gaz de schiste et ce plan nord qui dilapide les ressources du nord du Québec en les vendant aux multinationales pour une bouchée de pain. Il y avait des étudiants en grève, des innus et beaucoup d’enfants qui portaient l’espoir de cette manifestation. La foule a dessiné un arbre immense au pied de la montagne en réponse à l’arbre planté ce jour là par Frédéric Back. J’y étais. L’immensité de la foule m’a donné le vertige. Sa clameur m’a redonné l’espoir. Nous arrivons à ce qui commence.

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Jean Charest, premier ministre du Québec

Le premier ministre du Québec blague au sujet des étudiants pendant que des émeutes se déroulent devant le Palais des congrès et que le sang coule. Et un parterre de requins de la finance l’applaudissent.