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Billet avec le mot-clef ‘résolutions’

Dernier jour

C’est mon dernier jour de congé avant le retour au travail. Je n’ai pas travaillé depuis presque 3 mois. Ce matin, le lit se débattait pour ne pas que je le quitte. Les grasses matinées vont me manquer. Je suis un peu triste d’abandonner cette liberté. Mais heureux de ce que j’en ai fait.

J’en profite pour écrire mes résolutions pour 2011. J’aime les résolutions. Je suis certains que si on les choisit avec soin, elle nous aide à aiguiller nos pas dans la bonne direction. J’ai survolé celles que j’avais prises l’an dernier. Le bilan n’est pas si mal. Ma première résolution était de savoir où je m’en vais dans la vie. Il me reste du travail à faire de ce côté-là.

Côté réussite : en 2010, j’ai dormi tranquille. J’ai tissé quelques nouvelles amitiés encore fragiles. Sans être complètement végétarien, j’ai fait beaucoup d’expérimentations culinaires et je compte bien continuer. Je me suis entraîné sérieusement pour les courses malgré de nombreux problèmes de santé qui me sont tombés dessus et qui ont entravé ma route. J’ai voyagé plus et mieux que je ne l’avais fait auparavant. J’ai connu des gens sympathiques, j’ai commencé à apprendre une seconde langue. J’ai lu, j’ai entendu, j’ai regardé. J’ai finalement utilisé ce certificat cadeau pour un massage chez Ovarium que je traînais depuis des années.

Je dois maintenant apprendre à faire des choix. Mieux choisir les amitiés pour lesquelles j’investirai temps et énergie. Je dois aussi décider si je reste au même endroit. Mon appartement ne sera jamais ensoleillé comme je le voudrais. Mais son prix est dérisoire et j’y suis tranquille. Mes progrès en société ne doivent pas s’arrêter. Il faut que je continue à me pousser vers les autres. J’en ai besoin.

J’aimerais trouver des gens avec qui partager mes intérêts culturels. Je reprendrai l’entraînement à la fin de janvier en vue d’un demi-marathon en mai à Ottawa et peut-être un marathon à la fin de l’été. Je ferai le défi 5/30 en mars, pour m’encourager à manger plus de légumes. Je veux intégrer la méditation à ma vie. Depuis le 1er janvier, je médite 15 minutes chaque matin. Avec les défis qui m’attendent au travail, j’en aurai bien besoin. J’aimerais garder cette habitude d’écrire régulièrement et en arriver à traverser la frontière de la fiction.

Je voudrais travailler encore mon anglais pour ne pas perdre mes acquis. Je voudrais apprendre à toucher et à être touché davantage, au quotidien.

En résumé, mes résolutions pour 2011 :

  • Savoir où je m’en vais dans la vie.
  • Choisir quelles relations en valent vraiment la peine.
  • Décider où je veux habiter et y investir temps et énergies.
  • M’organiser pour faire de nouvelles rencontres.
  • Trouver des personnes avec qui partager mes activités culturelles
  • Courir un marathon à la fin de l’été (New York ou Montréal)
  • Intégrer la méditation à ma vie quotidienne
  • Écrire des textes de fiction
  • Trouver de nouveaux moyens d’améliorer mon anglais
  • Apprendre à toucher et à être touché.

Si j’arrive à faire avancer ces 10 résolutions, je pourrai être satisfait à la fin de l’année à venir.

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Les traces d’un souper de Noël

English message will follow

C’est l’une des résolutions que j’ai choisie pour 2010. Le fait de ne pas maîtriser l’anglais m’a causé pas mal de frustrations au cours de la dernière année. En voyage, j’ai eu l’impression par moment d’être complètement idiot. J’ai des collègues de travail anglophones, et plusieurs coureurs de mon club parlent mieux l’anglais que le français. C’est vraiment enrageant de tenter de suivre une conversation sans pouvoir y plonger. La vendeuse chez Archambault m’a conseillé la méthode Assimil (L’américain sans peine), une méthode qui présente la culture américaine du point de vue des Français. Au fur et à mesure que j’avance dans les leçons, je réalise que la culture québécoise est beaucoup plus près de celle des Américains que de celles des Français.

Certains blocages psychologiques m’ont pourtant toujours empêché de devenir bilingue. J’ai commencé à détester l’anglais vers l’âge de 13 ans. Je me souviens d’un vieux frère qui enseignait l’anglais en secondaire I. Il nous faisait apprendre des listes de verbes irréguliers par coeur : get, got, gotten got, ainsi que des prières : Our Father, who is in heaven, holy is your name, your kingdom come… Il avait le coup de règles facile à la moindre erreur.

Pour mes parents, ce n’était pas très important que je sache parler anglais, au contraire. Je viens d’une famille souverainiste où tout le monde a milité pour l’indépendance du Québec. Parler anglais, c’était presque mal, c’était le signe d’un complexe d’infériorité et d’une insouciance quant à la survie du français en Amérique. L’anglais demeurait la langue de l’oppresseur, la langue de l’impérialisme américain, du capitalisme sauvage, de la surconsommation. Cette mentalité assez étroite m’a beaucoup nuit, comme elle a nui récemment à plusieurs politiciens souverainistes qui ont été ridiculisés pour leur incapacité à discourir en anglais. « Don’t be inquiet » a dit Pauline Marois dans un discours. (But don’t worry, guys, I think that I’m already better than her.)

Je n’en suis encore qu’à la phase passive de l’apprentissage. L’accent est mis sur l’écoute et la compréhension. Je viens de terminer la leçon 45 et je me bats en ce moment avec les temps de verbe. Il me fallait un renforcement positif. Plusieurs téléséries sont disponibles gratuitement en ligne. J’en ai choisi une de la CBC dont l’histoire se déroule à Toronto, Being Erica. Après chaque leçon, j’ai le droit à un épisode. En plus de pratiquer ma compréhension, ça me permet d’apprivoiser une culture somme toute très proche de la mienne. J’ai toujours pensé que Toronto était une ville grise, froide et ennuyante peuplés de gens coincés et désagréables. Finalement, c’est une ville qui ressemble beaucoup à Montréal. La série raconte l’histoire d’Erica Strange, 32 ans. Elle a tout pour réussir, mais cumule les échecs. Je ne sais pas pourquoi mais je n’ai pas de problème à m’y identifier.

Il me reste à passer par-dessus mon orgueil et à accepter d’avoir l’air un peu stupide quand viendra le temps de parler. Peut-être un jour arriverai-je à maîtriser l’écrit assez bien pour pondre un billet en anglais, maybe, one day !

Le jeu des résolutions

40 ans. Janvier 2010. Ça fait pas mal trop de zéros au même moment et pas mal de vide devant moi. En ce moment, je ne sais pas du tout où s’en va ma vie. Je voulais profiter de mes vacances pour faire le point, classer les pour et les contres de certains changements, choisir quelles directions prendra mon existence. Il ne reste que quelques jours et je constate que je ne suis pas très avancé. Je me suis donc inspiré de l’exercice proposé par Steve Proulx pour concocter une liste de ce que je veux dans la vie. Je vous mets au défi de faire vous aussi l’exercice, et de le publier sur vos pages ou ici, en commentaire.

À vous de jouer !

Dressez d’abord la liste de ce que vous voulez de la vie en 2010. Allez-y librement, sans contraintes, dans le désordre. Mais soyez précis et ne tombez pas dans les généralités. Limitez vous ensuite à exactement 20 points, pas un de plus, pas un de moins. (Les limites, ça stimule la créativité.)

Modifier chaque phrase pour qu’elle soit affirmative et que les verbes s’y conjuguent au présent. (La loi de l’attraction, on sait jamais…) Établissez ensuite des priorités en changeant l’ordre au besoin. (Et ce, sans toucher au premier et au dernier énoncé qui joueront le rôle d’introduction et de conclusion.) Vous pouvez aussi les numéroter.

Regroupez ensuite les 18 énoncés restant en groupe de trois, en respectant l’ordre. Coiffez d’un titre chacun des groupes comme si c’était un chapitre, montrez-vous imaginatif. Retouchez les phrases, précisez-les, soulignez les mots importants, amusez-vous ! Après avoir fignolé votre liste, partagez là. Et bien sûr, vous avez l’année pour réaliser le tout, chapitre après chapitre…

J’ai hésité pas mal à publier ma liste. Voici, ce que ça donne dans mon cas. C’est peut-être trivial, mais il faut bien commencer quelque part.

1.    Je sais où je m’en vais dans la vie

I : Un toit au-dessus de ma tête et au-dessus de mon cœur
2.    J’ai un chum. Nous nous aimons profondément, intensément et, par moment, à la folie.
3.    J’ai quelques bons amis que je vois régulièrement.
4.    Je vis dans un endroit ensoleillé où je peux dormir tranquille.

II : Participer au monde avec intensité
5.    Je suis nourri par des œuvres littéraires, cinématographiques, musicales, picturales…
6.    Je travaille selon mon propre horaire et je suis ainsi plus efficace.
7.    J’ai une vie sexuelle palpitante.

III : Un esprit ouvert dans un corps sain
8.    Je cours régulièrement et je m’entraîne.
9.    Je mange bien et je suis végétarien.
10.    Je voyage chaque année au Québec et à l’étranger.

IV : Un travail qui ajoute du sens à ma vie
11.    Je me sens profondément utile à mes semblables.
12.    Je consacre une bonne partie de mes heures de travail à l’écriture.
13.    Je tiens un blogue diversifié où je me sens chez moi.

V : Échanges et reconnaissance
14.    Je suis reconnu et apprécié pour le travail que je fais.
15.    Je suis à l’aise de parler et d’écrire en anglais.
16.    J’ai les moyens d’aller au resto, au cinéma, de magasiner comme je le fais maintenant.

VI : Des luxes abordables
17.    Je prends le temps de lire.
18.    J’ai un vaste cercle social.
19.    Je suis touché, je reçois et je donne des massages de temps en temps.

20.    Je suis calme et je me sens en sécurité.

Tout un programme !