Short notes
Musique : Love is a Shade (2009) par joshschroeder (environ 30 minutes de bonheur)
Je sors de ma première entrevue d’embauche en anglais et en français. Je m’étais préparé mentalement à une entrevue rien qu’en anglais. J’ai passé la soirée d’hier avec le Cow-boy. And we spoke English only. Finalement, la consigne était de parler la langue où l’on se sentait le plus à l’aise. La fille qui m’interviewait commençait en français, puis finissait toujours en anglais. Je bredouillais un peu en anglais puis je passais au français. It was so Montreal. J’ai fait une excellente entrevue. Je ne suis pas sûr que cet emploi m’intéresse, mais ce n’est jamais perdu. Je suis content de moi. J’en avais bien besoin. C’est l’hiver dans mon crâne, malgré le soleil.
La dernière fois que j’ai couru avec le club. Je suis redescendu de la montagne aux côtés d’un garçon éblouissant. Ce n’est pas un régulier, mais il se joint au groupe de temps en temps. Je l’ai toujours trouvé craquant, dans le genre inaccessible. Physiquement, il pourrait évoquer l’homme de la lune… avec une dizaine d’années de moins, en plus démonstratif et en plus détendu. Nouveau célibataire selon Hugh. (Il a dit « nouveau simple » pour new single. Cute !) C’est lui qui est venu vers moi, à trois reprises : à cheval sur nos bixis au coin de Saint-Laurent, au point de départ, au sommet. (Et Dieu sait que je peux avoir l’air inabordable et glacial, quand je suis gêné.) Il m’a dragué de façon assez directe et m’a demandé au milieu de la pente si j’avais un copain. Mon ego a esquissé un sourire en coin, du fond du troisième sous-sol. Depuis, je trouve toutes les raisons du monde pour me convaincre que c’est impossible. The cow-boy played my therapist. J’ai peur du rejet. J’ai peur de la souffrance. C’est normal, non ? No risks, no rewards, qu’il m’a dit. Là-dessus, il est pareil comme moi. Pendant l’entrevue, ils m’ont demandé : how do you define an harm reduction approach ? Quelque chose de personnel et d’individuel. Chaque être humain doit élaborer ses propres stratégies en fonction du niveau de risques qu’il est prêt à assumer. Éliminer les risques est impossible. Mais il y a toujours moyen de les réduire. Je suis fragile en ce moment.
J’ai des voisins fous qui vivent barricadés dans un appartement bordélique, au rez-de-chaussée. Ils n’ont pas tondu le gazon depuis deux ans. Quand je sors de chez moi, je dois passer à travers des herbes qui m’arrivent aux hanches. Ils nourrissent les chats errants. Alors il y en a des centaines qui rôdent autour. Je vous laisse deviner l’odeur. (J’ai l’impression de vivre dans une litière.) Ils les nourrissent, mais ne vont pas jusqu’à leur payer une stérilisation ou des soins vétérinaires. Résultats : ils sont infestés de puces. Chaque fois que je traverse le champ, j’ai des puces qui me sautent sur les jambes. J’en ai maintenant dans certaines pièces de mon appartement. Je me bats avec ça depuis des semaines. J’ai fait tout ce qui est possible (aspirateur, vapeur, savon, pyrèthrinoïdes de synthèse, pyriproxyfène). J’ai lu tout ce qui s’est écrit sur les puces. J’en fais des cauchemars. J’ai craqué quelques fois et je me suis aspergé le corps de pesticides. Je m’inspecte pendant une heure chaque soir. Il n’y en a pas dans ma chambre, ni dans mon lit. Avec de la persévérance, j’en viendrai bien à bout. One day !
L’orage silencieux du 21 juillet, sur Montréal.The Demon Storm par operatique sur Vimeo.
Comme Josh Schroeder (un garçon vraiment charmant) ne vit pas que d’amour et d’eau fraîche, voici un lien pour télécharger son album sur iTunes :Love Is a Shade. Un 6.93 $ bien investi.





