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Billet avec le mot-clef ‘sexe’

Le fix

Pour moi, les hommes sont une drogue dure, héroïne, cocaïne. Quand je pratique l’abstinence pendant plusieurs semaines, j’arrive à atteindre un certain équilibre que l’on pourrait confondre avec le bien-être. Mais il me faut éviter toutes tentations. Marcher les yeux fermés. La libido s’assoupit, graduellement. Je deviens un cerveau sur pieds, trimballé dans un corps d’enfant trop grand. Mais arrive toujours un moment ou l’autre où je croise le regard d’un homme. Suffit que le sort et la malchance se liguent contre moi et je tombe dans le piège de ses yeux, de sa peau, de son sexe.

Je n’ai qu’à entrer pour plus d’une minute dans la chaleur d’un homme pour connaître un high incroyable. Je me sens revivre. Une nuit complète et le monde entier vibre dans les basses. Quand je devine le désir de cet homme, j’ai tout à coup le droit d’exister dans la lumière. Je passe du rien au tout. Même mon reflet dans le miroir est transfiguré. Je prends un sérieux coup de jeune. Poursuivre la lecture

Le carrousel

Quand un garçon séronégatif rencontre un garçon séropositif, il traverse habituellement une phase que j’appelle l’ambivalence. Comme le chemin qui mène à l’illumination bouddhiste, elle peut durer 7 secondes comme 7 jours, 7 mois ou 7 000 ans. Il a envie d’aller plus loin dans la relation, mais ses peurs le retiennent. Il est partagé entre son désir et les rêves qu’il entrevoit et son envie de fuir. Une fois que les choses sont dites, que toutes les questions ont trouvé leur réponse, une fois en somme que le garçon séropositif a fait le bout de chemin qui est le sien, il ne lui reste plus qu’à attendre que l’autre se décide. Plonger ou pas. Magnétisme ou aversion. Poursuivre la lecture

Jour 2

Depuis que le cours de 10 jours est commencé, nous vivons comme des détenus. La routine m’assomme, mais n’arrive pas à calmer cette révolte sourde. Depuis deux jours, j’essaie de me concentrer sur ma respiration. C’est un combat perpétuel et inégal. Mon esprit dispose de ressources insoupçonnées. Les chants qui ponctuent les méditations m’irritent royalement. Je ne vois pas l’intérêt de ce rituel pour des Occidentaux. Et cette voix gutturale, toujours à côté de la note m’horripile. Les discours du soir sont interminables et décousus. Poursuivre la lecture

God

La lune presque pleine doit me remuer de l’intérieur. Un murmure de rébellion court à travers ces désirs que j’étouffe en choisissant, pour un temps, l’abstinence. Les tailles basses me font saliver. J’ai l’œil qui louche et trébuche sur les nuques dorées, les avant-bras ou les épaules dénudées. Les tatouages deviennent des hameçons qui me blessent. Dieu que les hommes sont beaux à Montréal, en été ! Au milieu de la piste sombre du Clou, je regardais El Poblano danser, sans t-shirt, les bras en l’air. Je me disais d’un air suffisant : franchement, il est exagère, il pourrait se retenir, il me semble que c’est déplacé. Quand au fond, j’étais rongé de jalousie. J’envie la liberté avec laquelle il se dénude, il s’exhibe, il s’amuse en se moquant des regards. Je me plaignais que la foule était trop dense. « C’est ça qui est le fun, a-t-il lancé en riant, tout le monde te touche. » J’ai souri à mon tour, sans rien répliquer. J’aime danser. Mais la plupart du temps, je reste figé pendant des heures sur le bord de la piste de danse, à ne pas oser.

Je me suis lancé quand le mix de chickaboom a fait place à des plages planantes d’électronique. Puis, fier de mon coup, j’ai pris une pause, agrippée à ma bière, une black Label, en l’honneur des années 80. Mon regard était hypnotisé par le dessin des lasers sur les courbes des corps en mouvement. L’alcool aidant, je soliloquais mentalement en franglais. My night started when I joined the cow-boy for the Paradise Happy Hours and we had dinner at Café Saïgon. We ended-up at the Clou, as usual, with El Poblano et deux de mes anciens sexy colleagues de Zorro. Quand je passe de l’anglais au français, c’est comme si je mettais un pied en dehors de mon identité. Je deviens quelqu’un d’autre.

Puis j’ai décidé de tester mon charme sur ce grand mince avec une chemise à carreaux. Il dansait tout seul, en souriant. Je me suis souvenu des conseils d’As, il y a plusieurs années : d’abord foncer. J’avais eu l’impression que nos regards n’arrêtaient pas de s’entrechoquer. Je me suis juste présenté en le touchant sur l’épaule. Je lui donne le bénéfice du doute en me disant que c’est la gêne qui l’a fait répliquer avec autant de froideur. Un pont de brindille emporté par le souffle d’une bombe atomique. Je me suis éclipsé en me répétant de ne pas en faire une montagne. Un de perdu ; dix de retrouvés. Stop the drama ! Et un air bête, ce n’est pas une grosse perte. Éviter les chemises à carreaux.

J’étais appuyé sur la cabine du DJ et je pensais à aller me coucher quand un grand six-pieds s’est planté derrière moi. Si je tourne la tête dans sa direction, il me regarde sans broncher et sourit. Je m’étais à peine présenté qu’il avait déjà son bras autour de ma taille, sûr de lui. Pas un mot en français n’arrive à égaler « gorgeous » pour décrire son allure. Il y a dans « gorgeous » plus de plénitude et de sensualité que dans « splendide » ou « magnifique ». Je n’y peux rien, j’aime les grands blonds. Et son regard d’enfant rieur me donnait envie de sauter dans le vide avec lui. On parle peu. Il me paraît toujours un peu distant, dur à sizer. Son physique m’impressionne, m’intimide. Mais ça ne m’empêche pas de le dévorer des yeux et des mains. On roule l’un sur l’autre, de la piste de danse au minuscule balcon de son appartement sur Plessis, pas de voisins en vue, et de son balcon à son lit, éclairé par un cierge. À côté de son lit, il y a une pile de livres. Le premier : Père manquant, fils manqué de Guy Corneau. Il fronce les sourcils : « Je sens comme une réticence, de ta part. » Je baisse les yeux en murmurant tout bas : « l’angoisse de performance ? La peur de ne pas être à la hauteur ? » Je n’élabore pas, ma bouche s’abreuve à petite gorgée sur sa peau. Il se révèle un amant habile, généreux, attentif et parfaitement à l’aise. (Three G : good, generous and game) Je me trouve d’autant plus gauche. Je ferme les yeux et j’arrête de penser. À un moment, j’ai la sensation, vaguement coupable, de me retrouver dans la scène finale d’un film porno. Une goutte de sperme tombe sur le coin de mes lèvres et me rappelle avec insistance que je suis dans la réalité.

Quelques heures plus tard, je file en bixi sur le bitume du parc Angus. Les rues désertées et le chant des grillons m’appartiennent. Au-dessus des toits, la lune allume chaque filament de nuage. Le ciel est curieusement pâle. Et je réalise que le soleil doit être sur le point de se lever. J’ai abandonné derrière moi ma sempiternelle fatigue, ma pudeur encombrante, mes scrupules. Ma dernière journée de travail de la semaine a beau commencer dans moins de quatre heures. En cet instant, je suis libre.

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Le vide

Le vide. Je fais des pieds et des mains pour le combler, le masquer, l’oublier, même momentanément. Peut-être devrais-je simplement l’embrasser. Peut-être retrouverais-je ainsi l’énergie pour m’attaquer à tous ces obstacles qui s’accumulent devant moi. Qui sait ? Immédiatement après avoir relancé M. Right, je l’ai regretté. Je me suis mis à compter les heures en attendant frénétiquement une réponse et en me répétant qu’il n’y en aurait probablement pas. Je nageais alors en eaux connues. Je suis à l’aise, confortable, dans le rôle de celui qui attend.

Pour me distraire, je ne choisis que des histoires impossibles : David à New York (8 heures de train) ou le Minotaure (et son chum fantôme). J’imagine que j’ai pressenti l’inaccessibilité de l’homme de la lune. Sinon je n’aurais jamais laissé cette histoire perdurer. Je meuble le vide qui me fait peur, sans mettre en péril mon fragile équilibre. Tous les obstacles sont bons. Pourvu que les chances d’avoir à me dévoiler demeurent les plus minces possible. Qui ne risque rien n’a rien. No risk, no reward. Alors je reste les mains vides. Me limiter au rêve, c’est la stratégie que j’ai adoptée. Les rêveurs sont toujours sympathiques.

Du coin de l’œil, je regarde en rêvant la dérive de ma vie. L’été qui glisse vers sa fin à une vitesse lente et vertigineuse. J’accumule les kilomètres, au fil des semaines. Je découvre de nouveaux muscles à travers de nouvelles douleurs. Mais la course demeure le domaine où je goûte à la réussite. J’épuise méthodiquement mes recours contre mes voisins. Je me bats avec les puces dans l’appartement. Il en reste toujours quelques-unes qui réapparaissent à chaque fois où je pense en être venu à bout. Ma vie n’a rien de reluisant et je n’ai pas très envie que qui que ce soit y mette le nez. Je m’entoure d’un brouillard de mystère. Je fais ça depuis l’enfance, une carapace de brume. C’est toujours plus facile de briller au milieu de la brume.

Peut-être devrais-je simplement embrasser le vide. C’est ce que je me disais quand M. Right a levé la main en disant : « présent ». J’avoue que je suis un peu désarçonné. Il va falloir que je balaie un peu la brume devant moi. Je sens un fond d’inquiétude qui bourdonne. Et si… on n’avait plus rien à se dire ? J’essaie de me convaincre qu’il aura sûrement un empêchement de dernière minute. Mais ça ne tient pas la route. Il a vraiment l’air de vouloir que la rencontre ait lieu, et on dirait que c’est justement ce qui m’inquiète. Dans quoi est-ce que je me suis embarqué ? Parfois, j’agis sans réfléchir, et c’est toujours à ce moment-là que je fais les meilleurs moves.

Tôt le matin

Seul

La ville pleure à grande eau. Oui, écrire me fait du bien. Que ce soit sur papier à la lueur d’une lampe, ou sur ce clavier, devant l’écran lumineux. Mais publier mes billets ici n’est pas toujours sain. Premièrement, je m’y retrouve à la merci du premier venu. Et je tombe si facilement dans le désir de plaire. J’ai tellement besoin de me voir dans le regard de l’autre. Combien de conneries j’ai faites au cours des dernières années pour me rendre intéressant ? Profondément malheureux, ce n’est pas grave, mais je ne serai jamais ennuyant. Ce qui m’amène souvent à rêver la réalité plutôt que d’y goûter, même les beaux moments. Quand tout est terminé, je me retrouve les mains vides, avec trois commentaires et une vague impression d’avoir manqué quelque chose. Encore aujourd’hui, j’ai parfois cette envie de me coltailler avec la nuit pour en revenir avec des mots qui brillent.

Quand j’ai couru, bien dormi ou mangé avec plaisir, j’ai le corps qui crie pour le contact d’un autre. Comme un chiot séparé de sa portée. Je sais que cette envie est en partie liée à l’angoisse. La chaleur humaine est un anxiolytique puissant. Jamais je n’ai pris le temps d’apprivoiser la solitude. Je l’ai subie, pourtant, pendant des années. Je l’ai même vécue à l’intérieur du couple. Mais toujours, j’ai refusé de la regarder. Je préférais fuir dans les rêves ou dans le passé. Je deviens un acrobate quand je veux éviter la réalité.

J’ai le corps lourd comme un fruit, prêt à fendre. Des flashs me reviennent constamment dans la tête : le froissement des cheveux qui s’emmêle, la brûlure de la peau, ses pulsations, les parfums corsés de l’intimité, les larmes qui roulent, la sueur, le sperme. Je me rappelle quand j’avais 20 ans. C’est relativement tard que je suis sorti du placard et à 20 ans, je n’avais jamais embrassé. J’avais cette crainte stupide de ne pas savoir comment faire. Cette espèce de peur irrationnelle revient souvent, comme si je pouvais tout oublier. Perdu l’art de faire des caresses, effacé, dans un blanc de mémoire.

C’est d’ailleurs le corps qui a parlé pour m’obliger à arrêter. Alors que je faisais mes bagages pour Ottawa, un virus extérieur a assiégé mon système. En quelques jours, je pensais aller mieux. Mais pendant les semaines qui ont suivi, j’ai réalisé de quoi je me relevais. J’ai dormi de longues nuits sans jamais venir à bout de la fatigue. Je n’ai eu d’autres choix que d’arrêter de courir. Je recommence, timidement. Et je me demande pourquoi je cours. Je veux que la réponse m’apparaisse pendant mes sorties, qu’elle soit teintée de ce plaisir de la liberté. La course est un combat contre mes démons, mes peurs, ma colère et ma culpabilité. Je les affronte, un pas à la fois, mais je dois aussi m’en protéger. L’écriture me libère, mais en livrant mes mots sur la toile, je me jette, corps et âme, dans un torrent tumultueux. Je dois prendre le temps de trouver les gués, d’explorer la rive.

Trame sonore : Dans la nuit – Horror Inc. (aka Marc Leclair)

Rain / Pluie

Laissez-moi danser

Les images du passé me fascinent. Elles tournent en boucle dans mon crâne. Je les magnifie. Et je m’y empêtre comme dans une toile d’araignée. Difficile d’y échapper ; le présent me fait trop peur. Je préfère me jeter vers un avenir hypothétique, une réédition améliorée du passé. À force de les ressasser, ces images se fixent en attentes. Déceptions annoncées. On s’était dit, El poblano et moi, que l’on retournerait au C’est Extra. Dancing Frenchy Jazzy Swing. Des mélodies qui me font rire, des souvenirs d’enfance, et puis c’est bien, parfois, de danser en écoutant les mots.

Montréal est un gros village post-moderne. Et la foule entassée au La Tulipe était constellée de visages connus et de souvenirs. Y avait le beau Karim, un straight Marocain sur lequel j’ai fantasmé pendant plusieurs années (en me disant que c’était sûrement un gai dans le placard). Et dès que je me suis enfoncé dans la foule, je suis tombé sur l’homme de la lune et son ami le Minotaure. J’ai même aperçu pour la première fois le chum de ce dernier que je n’avais jamais vu qu’en photos. Un bel homme dans la soixantaine. Après les avoir salués. Je suis allé rejoindre trois anciens collègues de Zorro et un coureur du club de courses. El Poblano est venu nous retrouver un peu plus tard avec deux amies. Nous avons dansé sur l’un des plateaux de la salle parce que la piste de danse était tellement bondée que c’était presque impossible d’y remuer.
 
Avec un air de reproche, El poblano m’a lancé « T’arrêtes pas de regarder dans sa direction » − « Oui, mais… il est tout seul. » − « Il n’y a rien qui l’oblige à rester tout seul. S’il le voulait, il n’aurait qu’à venir nous rejoindre. » C’était vrai. J’avais fait les présentations entre lui et l’homme de la lune. Ce dernier restait délibérément de l’autre côté de la salle. Pourquoi mon regard était-il toujours attiré dans sa direction ? Peut-être pour tempérer mon imagination. Cette soirée rose bonbon serait le cadre idéal pour des « retrouvailles ». Dès que je détournais le regard, je sentais poindre des espérances. En le regardant, planté de l’autre côté de la salle, indifférent, je gardais à l’œil la réalité.
 
Comme le demi-marathon approche, j’ai décidé de ne plus toucher à l’alcool. J’ai remarqué que l’alcool m’épuise. Je mets trop de temps à m’en remettre. Ces jours-ci, les allergies me maganent suffisamment (habituellement, je n’ai des allergies qu’en fin de saison). Et lors d’une soirée comme celle-ci, chargée de souvenirs et de possibilité, l’alcool attise mes blessures et transforme la moindre éraflure en plaie béante caricaturale. L’avantage d’être à jeun est de pouvoir m’observer plus objectivement. Je constate que j’ai du mal à apprécier ce qui est là devant moi. Un groupe d’amis qui sautillent avec énergie, le sourire collé au visage. Mon esprit demeure obnubilé par ce que je n’ai pas. Ces beaux garçons inaccessibles. Ce couple qui s’embrasse près de la rambarde. Mes dernières histoires de cœur ont été relativement catastrophiques et aucun progrès notable de l’une à l’autre. Il y a quelque chose que je n’ai pas compris.

Nous avons dansé, comme des défoncés. Jusqu’à ce que nos vêtements soient complètement trempés. Nous avons ri. C’était une belle soirée. Je suis rentré vers deux heures du matin en prenant un bixi. Sur le trottoir, j’ai vu le Minotaure et son chum qui cherchait un taxi. Une averse était passée. Le ciel se dégageait. Les rues mouillées étaient désertes. Je chantonnais « le monde entier est un cactus, il est impossible de s’asseoir ». L’air frais m’a fait du bien.
 
 No Ordinary Monkey | !!! After Party
 
The use of travelling is to regulate imagination by reality, and instead of thinking how things may be, to see them as they are. Samuel Johnson

J’aime le trouble

Le bonheur me fait peur. Quand tout va bien, je me méfie. Je me demande ce qui va me tomber sur la tête. Je cherche la bête noire, le jupon qui dépasse, n’importe quoi qui cloche.

J’ai besoin de me mesurer à quelque chose pour me sentir vivant, pour être certain que je suis assez grand. Je me suis construit à travers mes luttes. J’en ai bavé, j’en ai été fier. Quand j’arrive au-dessus de la mêlée, dans un endroit plus calme, l’endroit dont j’ai toujours rêvé, je vacille. Je ne sais pas comment réagir. Mes ruades et mes coups de poing fouettent l’air et je manque de tomber.

Ces jours-ci, ma vie bien huilée glisse sur la ligne du temps sans heurts. J’ai l’impression d’avoir atteint un certain équilibre. Je peux regarder devant et derrière avec lucidité. Je dors. Je mange. Je travaille. Je cours. Et j’essaie de ne pas trop y penser parce que tout ce vide autour de moi me fait paniquer. Je me répète à moi-même que l’équilibre est toujours précaire. Que l’homéostasie, le réel équilibre, est un mouvement, une danse, un déséquilibre constant.

La dernière nuit que j’ai passé avec le Minotaure, je lui ai dit : « C’est pas ça que je veux. Dans la vie, moi je ne veux pas un amant, un fuckfriend, je veux un chum ! » Il n’a rien dit, mais il ne l’a pas oublié. Après le jour de l’an, il m’a invité pour un souper chez lui avec trois de ses amis célibataires. Chaque ami devait amener un autre ami, aussi célibataire. Tous ces garçons trop bien, trop jolis, qui parlaient de théâtre et d’opéra m’intimidaient. Je me suis caché derrière mon verre de vin. C’est lui, le seul inaccessible, que je trouvais trognon d’avoir organisé tout ça. Et en plus, il cuisine bien.

Restroom Graffiti
Restroom Graffiti par Matt Niemi, sur Flickr